Afrique-FMI : Prévision de croissance en hausse de 5,4% et 5,3% en 2012-2013

Afrique-FMI : Prévision de croissance en hausse de 5,4% et 5,3% en 2012-2013

Selon un rapport du FMI, L’Afrique subsaharienne a très bien résisté à la crise européenne et sa croissance devrait accélérer à 5,4% cette année puis se maintenir l’an prochain, à 5,3%, estime mardi le Fonds monétaire international dans ses prévisions quasiment inchangées.

En janvier, le FMI tablait sur une croissance de 5,5% pour cette année et 5,3% pour l’an prochain, après 5,1% en2011. En revanche, l’Afrique du Sud, première puissance économique du continent et plus exposée aux remous européens, devrait voir sa croissance ralentir « à seulement 2,7% cette année », et risque de transmettre les chocs mondiaux à l’ensemble de la région en cas de nouvelle aggravation de la crise de la dette, prévient le FMI.

Cependant, il sied de noter d’une part, que la stabilité politique dans les régions autrefois tumultueuse d’Afrique à l’instar de la région des grands lacs et de la zone UEMOA puis d’autre part les réformes engagé par les Etats dans les secteurs porteurs des mines et de la gouvernance en RDC de même que la relance économique de la Côte d’ivoire nonobstant l’embelli des prix du pétrole dans les pays producteurs comme le Nigéria, l’Angola, la Guinée Equatoriale, le Congo … sont des indices économiques qui ont sans cesse influé sur les prévisions de la croissance en Afrique Sub Saharienne .

En effet, la diversification des exportations vers les pays émergents notamment la Chine, l’Inde, le Brésil… lui permet cette belle performance ; Selon le FMI, la croissance du PIB réel au niveau mondial tombera aux environs de 3,5% en 2012, contre environ 4% en 2011, avant de remonter à 4% en 2013, selon l’étude sur Les perspectives économiques mondiales publiées en fin de semaine dernière par le FMI. Pour sa part, l’Afrique subsaharienne a été l’une des régions les moins affectées par les turbulences financières et la détérioration des perspectives mondiales. Elle a continué d’afficher de solides résultats en 2011 avec un taux d’expansion économique d’environ 5%, et ce, malgré un ralentissement de l’activité en Afrique du Sud imputable en partie à celui observé dans la zone euro, aux chocs négatifs exercés sur l’offre par la sécheresse en Afrique de l’Est et de l’Ouest et à la guerre civile en Côte d’Ivoire.

La capacité de résistance de la région s’explique par plusieurs facteurs, et notamment par le fait qu’elle a été relativement à l’abri des retombées financières de la crise de la zone euro. La faiblesse de ses liens financiers avec l’Europe a contribué à la protéger des turbulences de la fin de l’année 2011, à l’exception notable de l’Afrique du Sud, où celles-ci ont provoqué une dépréciation du rand et une volatilité des cours boursiers.

La diversification des exportations vers les pays émergents à croissance rapide a en outre rendu la région moins tributaire de l’Europe pour ses échanges commerciaux. Les exportations vers la zone euro ne représentent plus qu’un cinquième des exportations de la région alors qu’elles en constituaient les deux cinquièmes au début des années 90.

Les exportateurs de produits de base ont aussi bénéficié du niveau élevé de leurs cours qui a, par ailleurs, stimulé l’investissement dans l’extraction de ressources naturelles. Enfin, l’orientation de la politique économique reste relativement accommodante dans beaucoup de pays de la région.

Grâce à cette capacité de résistance, la révision à la baisse des perspectives d’évolution pour l’Afrique subsaharienne a été faible. La croissance devrait se redresser légèrement en Afrique subsaharienne en 2012 et atteindre 5,5%, contre 5 en 2011 avec l’aide de l’entrée en activité de nouveaux sites de production minérale et pétrolière et de l’inversion des chocs négatifs exercés sur l’offre en 2011. Ceci dit, plusieurs pays subiront un ralentissement non négligeable de leur croissance :, l’économie sud-africaine ne devrait croître que de 2¾ cette année, soit un taux de croissance inférieur d’un point à celui projeté dans l’édition de septembre 2011 des Perspectives de l’économie mondiale. La croissance devrait aussi se ralentir au Botswana et tomber à 3¼ cette année en raison principalement d’un fléchissement de la demande mondiale de diamants. Après l’impulsion ponctuelle donnée par le lancement de la production de pétrole l’année dernière, la croissance devraitse modérer au Ghana et atteindre le taux encore respectable de 8¾ cette année.

La croissance devrait s’accélérer dans les pays exportateurs de pétrole et s’élever à 7¼ en 2012, contre 6¼ l’année dernière, du fait principalement que l’exploitation de nouveaux gisements pétroliers en Angola.

Dans le groupe des pays à faible revenu, un redressement de la production agricole et hydroélectrique après la sécheresse de l’an dernier devrait soutenir la croissance au Kenya qui, d’après les projections, devrait atteindre 5¼% en 2012 et 5¾% en 2013. Mais la pénurie d’électricité et le durcissement de la politique macroéconomique mis en oeuvre pour endiguer les pressions inflationnistes devraient modérer la croissance en Ouganda et, dans une moindre mesure, en Tanzanie. Cette analyse prospective du niveau de l’économie des pays Africains laisse présagé une amélioration économique et de la bonne gouvernance qui jusque là n’a pas une incidence dans le pouvoir d’achat des populations économiquement faible car malgré cette prévision en hausse de l’économie du continent qui a su résisté à la crise financière qui a frappé les économies occidentales notamment européenne dont le continent es à une moindre mesure lié n’est pas encore perceptibles dans les faits au niveau des classes et des couches les plus pauvres qui à ce jour ne parviennent pas à dépenser environ 1 dollar par jour . En outre cette prévision de la croissance qui laisse présagé des lendemains meilleurs pour le continent devrait être soutenu a moyen et à long terme pour permettre à l’économie africaine d’atteindre une croissance soutenue à double chiffre qui fera booster le secteur des services et des investissements innovants véritables gage de création des emplois qui constitue encore un goulot d’étranglement pour les économies des pays du continent .

Rodrigue Fénelon MASSALA (@rfemassala)

 


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