« Biens mal acquis » : mise en examen du neveu et de l’ex-belle-sœur du président

Depuis 2010, les magistrats cherchent à savoir si les fortunes de plusieurs familles présidentielles africaines ont pu être bâties en France grâce à des deniers publics détournés de ces pays.

Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo

Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo

La justice accélère le pas contre le clan du président congolais Denis Sassou Nguesso : son neveu et son ex-belle-sœur ont été à leur tour mis en examen dans l’enquête sur le patrimoine fastueux de dirigeants africains en France.

Entendus mardi dans le bureau du juge financier Roger Le Loire, Edgar Nguesso et sa mère Catherine Ignanga ont été mis en examen pour « blanchiment de détournements de fonds publics » dans le dossier tentaculaire des « biens mal acquis », ont précisé ces sources qui confirmaient une information du Parisien.

La mère d’Edgar Nguesso, Catherine Ignanga, 69 ans, est soupçonnée d’avoir servi de prête-nom à cette société basée à San Marin, qui aurait permis de financer de nombreuses dépenses de la familleSassou-Nguesso. A ce jour, cinq personnes de l’entourage du président ont été mises en examen.

Depuis 2010, les magistrats cherchent à savoir si les fortunes de plusieurs familles présidentielles africaines, notamment celles de Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et de feu Omar Bongo (Gabon), ont pu être bâties en France grâce à des deniers publics détournés de ces pays.

Plusieurs biens saisis

L’enquête a déjà débouché sur un premier procès, celui de Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, qui vient d’être jugé à Paris et sera fixé sur son sort le 27 octobre.

Dans le volet congolais, la justice a saisi plusieurs propriétés du clan des Sassou Nguesso ainsi qu’une dizaine de voitures de luxe.

L’avocat du président congolais et de membres de son entourage, Jean-Marie Viala, a déposé en décembre 2016 une plainte avec constitution de partie civile contre l’association Transparency International, pour « tentative d’escroquerie au jugement ». Selon lui, la plainte de l’association qui avait débouché sur l’ouverture de cette enquête repose sur des éléments qui « ne sont pas conformes à la réalité » et « est donc illégale ».

AFP

 

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