Burkina Faso : Les négociations pouvoir-opposition ont du plomb dans les ailes

Burkina Faso : Les négociations pouvoir-opposition ont du plomb dans les ailes

Le président du Faso Blaise Compaoré

Le président du Faso Blaise Compaoré

Avant toutes concertations sur la crise que vit le Burkina Faso, la majorité doit au pouvoir doit présenter un mandat  président du Faso Blaise Compaoré l’investissant du pouvoir de négocier. C’est le préalable que pose ce lundi l’opposition politique burkinabè dans un communiqué. « En préalable aux négociations, l’Opposition a exigé que la majorité présente un mandat du Président du Faso l’investissant du pouvoir de négocier » lit-on dans le communiqué. Cette note a été publiée à l’issue d’une rencontre de près de trois heures entre les deux parties sou l’égide du groupe de médiateur, dirigé par l’ancien président Jean Baptiste Ouédraogo. Ce groupe s’est auto-saisie sur la situation politique nationale «par le devoir de patriotisme et le souci de préserver à tout prix la paix et la concorde nationale» et «éviter que la crise politique actuelle ne dégénère en affrontements catastrophiques».

De son côté, la majorité conduite par le secrétaire exécutif national du parti au pouvoir, Assimi Kouanda, a répliqué que sa délégation était conforme à la lettre d’invitation de la médiation adressée aux partis de la majorité présidentielle.  Assimi Kouanda  a, en outre, précisé que sa délégation n’avait pas besoin d’un mandat du président pour discuter avec l’opposition dans le cadre de cette médiation.

Une mésentente qui a laissé perplexe le groupe des médiateurs qui a appelé les acteurs politiques à se faire confiance. Les médiateurs assurent qu’ils vont prendre à court terme les initiatives nécessaires à la validation et à l’application des résultats auxquels parviendrait la médiation.

La crise qui couve actuellement au Burkina Faso est née de la volonté affichée et déclaré au début décembre du président burkinabè Blaise Compaoré de se maintenir au pouvoir en procédant à une modification constitutionnelle ; modification qui lui permettra de se représenter à l’élection présidentielle de 2015 et de mettre en place un Sénat. Ceci a été à la base de la dissidence au sein du parti au pouvoir.

De son côté, l’opposition a organisé dans la foulée, une manifestation qui a rassemblé début janvier plus de 300.000 personnes selon les organisateurs pour rejeter l’idée de la modification de l’article 37 de la constitution qui empêche Blaise Compaoré de se représenter parce qu’arriver au terme de ses deux mandats constitutionnels.

Une rencontre devrait se tenir entre majorité et opposition la semaine dernière mais elle n’a pas eu lieu. Rappelons qu’une résolution sortie en début de week-end dernier par le groupe de médiation recommande le respect scrupuleux de la constitution, la mise en place d’un sénat aménagé et l’adoption d’un mécanisme pour « ménager une sortie honorable » au président Compaoré. L’opposition burkinabè est contre toute possibilité pour Blaise Compaoré de rester au pouvoir au-delà de 2015. Le président Compaoré est arrivé au pouvoir en 1987. En 2015, il bouclera 27 années de pouvoir. Assez pour débarrasser le planché selon plusieurs observateurs.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

 

Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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1 commentaire

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  1. Tchick Le Zimbartologue
    Tchick Le Zimbartologue 11 février, 2014, 06:33

    Monsieur Compaore doit avoir honte. Quelle sortie honorable veut-il? Il a fait son temps, maintenant, l’heure est venue pour lui de partir et il doit partir sans conditions. Le faite de vouloir s’attacher à tout prix au pouvoir, il risque d’allumer un feu qu’il sera lui même incapable d’éteindre.

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