Burkina: Fespaco, un festival de cinéma africain sous haute surveillance

Des personnes attendent devant un cinéma lors du Festival panafricain du cinéma et de la télévision, le 5 mars 2015 à Ouagadougou, au Burkina Faso | AFP/Archives | AHMED OUOBA

Des personnes attendent devant un cinéma lors du Festival panafricain du cinéma et de la télévision, le 5 mars 2015 à Ouagadougou, au Burkina Faso | AFP/Archives | AHMED OUOBA

Environ 200 films et des milliers de projections souvent en plein air ou dans des lieux insolites: le 25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), la grande fête du 7e art africain, s’ouvre samedi avec en toile de fond des inquiétudes sur la sécurité.

Quelque 164 films de tous formats sont en compétition, dont 20 longs métrages, pour la récompense suprême, l’Etalon d’or de Yennenga. Une cinquantaine de films seront aussi présentés hors compétition.

Depuis 1969, date de sa création, le Fespaco – devenu une biennale en 1979 – regroupe chaque année impaire, tous les professionnels du 7e art africain et de sa diaspora lors d’une manifestation qui attire pendant dix jours (jusqu’au 4 mars) plus de 100.000 spectateurs heureux de côtoyer acteurs et réalisateurs.

Comme à chaque édition, les organisateurs doivent faire preuve de trésors d’imagination pour assurer les projections et animations en dehors de la salle principale du Fespaco (1.200 places) et des six autres salles retenues: cinémas ambulants dans les quartiers, galerie marchande, écoles, villages voisins de Ouagadougou…

Cette manifestation populaire atypique avec une concentration de personnes à des endroits prévisibles et une dispersion géographique est un casse-tête sécuritaire alors que le pays fait l’objet de menaces de groupes jihadistes depuis 2015.

Le 15 janvier 2016, Ouagadougou a été frappée par une attaque sans précédent: un commando de trois jihadistes a fait irruption dans des hôtels et restaurants, abattant 33 personnes et blessant 71 autres. Le 12 décembre dernier, l’armée burkinabè a subi le plus gros revers de son histoire: douze soldats ont été tués lors d’une attaque dans la zone frontalière du Mali et du Niger.

Pour les autorités, il n’était toutefois pas question d’annuler l’événement, une des rares manifestations qui contribue au rayonnement mondial de ce pays sahélien très pauvre.

Outre les 1,2 milliard de francs CFA (2 millions d’euros) de budget financé par l’Etat, le gouvernement a assuré qu’un effort particulier était fait sur la sécurité, sans vouloir divulguer les effectifs de forces de l’ordre qui seront déployées.

AFP

 

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