Le Burundi boycotte les discussions de sortie de crise à Arusha

Pierre Nkurunziza, président du Burundi| Photo AP

Le gouvernement du Burundi va boycotter les discussions de sortie de crise qui doivent s’ouvrir jeudi à Arusha (Tanzanie), selon un communiqué rendu public mercredi soir.

Cette nouvelle session du dialogue interburundais, organisée par le facilitateur régional et ancien président Tanzanien Benjamin Mkapa, vise à sortir le Burundi d’une crise déclenchée il y a près de deux ans par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un 3e mandat.

Le gouvernement de M. Nkurunziza dénonce la présence parmi les invités de la nouvelle session « de certains acteurs violents, notamment des putschistes recherchés par la justice (…), ce qui empiète sur la souveraineté du Burundi », selon ce texte signé par le porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba.

Le texte s’insurge également face à la présence de Jamal Benomar, conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies, « qui a été récusé par le gouvernement du Burundi ».

« Par conséquent, le gouvernement du Burundi a décidé de ne pas envoyer de délégués à Arusha dans (cette) session », poursuit Bujumbura.

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis avril 2015 et la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé puis son élection en juillet de la même année. Les violences ont fait plus de 500 morts et poussé plus de 300.000 personnes à quitter le pays.

Les précédentes tentatives de faire s’asseoir à la même table le gouvernement et son opposition avaient échoué.

AFP



Related Articles

Guinée: des blessés lors d’une marche de l’opposition à Conakry

Plusieurs personnes dont au moins cinq membres des forces de l’ordre ont été blessées jeudi à Conakry dans des heurts

Force africaine au Mali: Bamako et Niamey regrettent un « recul » de l’ONU

Le Mali et le Niger ont regretté dimanche un « recul » de l’ONU concernant une intervention armée africaine dans le Nord

Gabon : Emmanuel Issoze Ngondet nouveau Premier ministre

Avec le président Ali Bongo, les choses passent vite. Investi mardi dans sa fonction de chef d’Etat pour un second

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*