Burundi: Nkurunziza accuse les Etats-Unis d’ingérence

Burundi: Nkurunziza accuse les Etats-Unis d’ingérence
Pierre Nkurunziza

Le président burundais Pierre Nkurunziza|Ph facebook.com/PresidenceBurundi

Le pouvoir de Pierre Nkurunziza voit désormais le danger venir de tous les côtés. Après avoir accusé le Rwanda d’abriter les putschistes sur son territoire et de les aider à parachever le coup d’Etat, le pouvoir burundais a accusé mercredi les Etats-Unis de s’ingérer dans ses affaires intérieures.

Cette accusation fait suite à la publication d’un communiqué par le Département d’Etat américain sur la crise politique en cours dans le pays. En effet mardi dernier, alors que se déroulait le premier tour de l’élection présidentielle burundaise, le Département d’Etat américain a déclaré dans un communiqué que l’élection tenue dans les conditions actuelles au Burundi ne sera pas crédible et discréditera davantage le gouvernement burundais.

«Les tentatives du gouvernement du Burundi de refuser aux citoyens la possibilité de choisir librement leurs dirigeants, sans intimidation et la menace de la violence, va forcer les Etats-Unis à revoir tous les aspects de notre partenariat pas encore suspendu, y compris l’imposition de restrictions sur les visas pour les responsables (…) qui favorisent l’instabilité au Burundi par la violence», a averti les Etats-Unis.

Réponse du berger à la bergère, le ministère burundais des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale a indiqué dans une note que la position du gouvernement américain sur le Burundi ne peut pas occulter le fait qu’elle cache mal l’ingérence de cet Etat dans les affaires intérieures d’un Etat souverain.

Pour la diplomatie burundaise, la position américaine sur la crise au Burundi est une violation flagrante de la Charte des Nations Unies, de l’Acte Constitutif de l’Union africaine (UA). Le gouvernement burundais rappelle que l’UA avait exprimé son attachement au respect de la souveraineté et de l’indépendance du Burundi, conformément à la Constitution burundaise, à l’Acte constitutif de l’UA et à la Charte des Nations Unies.

Par ailleurs, le ministère burundais des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale dément les critiques du Département d’Etat américain, qui a exprimé sa profonde inquiétude sur le fait que le gouvernement burundais n’a pas approuvé l’entrée de la mission des observateurs des droits de l’homme de l’UA avant l’élection présidentielle.

Pour le gouvernement burundais, contrairement à l’opinion répandue par le communiqué en question du Département d’Etat, la mission n’est pas liée aux élections. «Elle a eu un mandat de surveiller la situation des droits de l’homme sur le terrain», relève la note du gouvernement burundais qui rappelle  que les premiers éléments de la mission des observateurs de l’UA ont obtenu les visas mardi à Addis-Abeba et était arrivés le 22 juillet 2015 à Bujumbura.

© OEIL D’AFRIQUE

 



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