Centrafrique: l’ONU obtient le départ d’un chef rebelle de Bambari

Centrafrique: l’ONU obtient le départ d’un chef rebelle de Bambari

Des anciens rebelles Séléka

© DR |Archives

La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a annoncé mercredi avoir obtenu le départ, de la ville de Bambari (centre), d’un chef de guerre tenu pour l’un des responsables des affrontements entre deux factions rivales de l’ex-rébellion Séléka.

« Le chef milicien de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Ali Ndarass, vient de quitter Bambari après avoir signé une déclaration, à la suite des discussions menées par la Minusca », a précisé le porte-parole de la Mission onusienne Vladimir Monteiro, lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

« Ali Ndarass a quitté la ville, mais nous maintenons la pression sur lui pour qu’il ne constitue pas un danger pour les populations civiles dans une autre région », a ajouté Vladimir Monteiro, précisant que le chef rebelle avait aussi fait l’objet de pressions de « la communauté internationale ».

Des affrontements meurtriers opposent depuis début février des membres de l’UPC à d’autres du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam, deux des factions issues de l’éclatement de la coalition Séléka.

« La Minusca est en discussions avec l’UPC et la coalition dirigée par le FPRC, pour éviter la guerre et épargner aux populations civiles des souffrances inutiles », a ajouté le porte-parole mercredi.

Le 11 février, un hélicoptère de la Minusca, intervenu pour stopper l’avancée vers Bambari de troupes du FPRC, avait tué le « général » Joseph Zoundéko, considéré comme un des chefs influents du mouvement.

Vendredi, la Minusca avait annoncé « l’arrivée de forces additionnelles » pour « mieux protéger Bambari et ses habitants » et mis sévèrement en garde: « l’UPC et le FPRC constituent une menace pour les populations civiles de Bambari et se heurteront à la Minusca en cas de violence ».

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l’ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane.

La contre-offensive des anti-balaka, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

L’intervention de la France en décembre 2013 et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l’élection d’un nouveau président et le retour d’un calme relatif dans la capitale Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays avec pour enjeu le contrôle des diamants ou du bétail.

AFP


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