Congo: 22 personnes ont péri dans les affrontements de lundi à Brazzaville

Congo: 22 personnes ont péri dans les affrontements de lundi à Brazzaville
La maison du colonel Marcel Ntsourou

La maison du colonel Marcel Ntsourou

Les échanges de tirs entre l’armée congolaise et la garde du colonel Marcel NTsourou ont été d’une rare intensité et ont atteint mortellement 22 personnes qui ont ainsi perdu la vie. Ce bilan est communiqué par une source hospitalière présenté à Brazzaville. « Vingt-deux personnes ont été tuées dans les affrontements ayant opposé lundi à Brazzaville l’armée congolaise et la garde d’un officier supérieur condamné par la justice », indique la source. Les Vingt-deux corps sont actuellement à la morgue municipale de Brazzaville.

Lundi, a été une folle journée pour les habitants qui vivent dans le même quartier que le Colonel Marcel NTsourou. L’affrontement entre l’armée et la garde armée du colonel qui avaient duré plusieurs heures dans le centre de Brazzaville avaient provoqué une panique dans la ville. Finalement, l’ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité a été arrêté dans l’après-midi. Mais signalons que son arrestation n’a pas été aisée pour les forces de l’ordre et de sécurité.

Ayant été mis au courant de cette décision, le Colonel a donné l’ordre à sa garde, constituée d’une dizaine d’hommes armés, d’ouvrir le feu sur les forces de l’ordre venues mettre aux arrêts cet officier proche de lui. Ainsi l’armée congolaise se rend vite compte que le colonel Ntsourou dispose d’un « grand stock d’armes ». C’est alors que la décision d’interpeller le colonel a été prise.

 
 

Ancien proche de Sassou-Nguesso, qu’il a soutenu pendant la guerre civile de 1997, cet officier téké aurait, selon certaines sources, pris ses distances, depuis quelques temps déjà, avec le pouvoir. Il aurait également mal vécu sa condamnation alors que son chef direct, Jean-Dominique Okemba, conseiller spécial du chef de l’État, n’a lui pas été inquiété. Le colonel NTsourou avait été condamné en septembre 2013 à 5 ans de travaux forcés avec sursis pour l’explosion du dépôt de munitions de Mpila en mars 2013 qui avait fait près de 300 morts, plus de 2.300 blessés et 17.000 sans abris. Six militaires ont été condamnés et vingt-six autres prévenus acquittés par la justice congolaise dans le cadre de cette affaire.

Oeildafrique.com

Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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