Congo Brazzaville : Scandale à la Préfecture du Kouilou

L’hôtel Ottino, aujourd’hui Préfecture de Pointe-Noire. ©RFI/Sayouba Traoré.

La préfecture du Kouilou connait actuellement de sérieux problèmes liés à son fonctionnement et aussi à l’entretien de ses locaux. Au départ, cette préfecture avait trois moyens roulants qui assuraient le transport  de tous les agents relevant de cette entité administrative. Malheureusement, depuis plus d’une année, la préfecture du Kouilou n’a qu’un seul bus qui assure avec difficulté le transport de tous les travailleurs.

Suivant les instructions données par des autorités préfectorales, le chauffeur est contraint de demander à tous les agents de procéder par des cotisations afin de s’approvisionner en carburant.  Comment concevoir qu’une préfecture qui a un gros budget de fonctionnement puisse avoir des problèmes de carburant ? Cela ne relève-t-il pas de la mauvaise gestion ? S’est interrogé l’un des agents qui a requis l’anonymat.

Au cours du mois de novembre de l’an passé, cette préfecture ne fonctionnait pas normalement parce qu’elle avait des problèmes de carburant.  De même, les bâtiments abritant cette préfecture ne sont alimentés que par un groupe électrogène.  Malheureusement, il arrive des moments où le groupe n’a pas de carburant au moins pendant plus d’une semaine. Cette gestion catastrophique et chaotique des crédits alloués par l’état pour le bon fonctionnement de cette entité étatique fait à ce que des dossiers et des documents administratifs  sensibles qui devraient être saisis sur place, se fassent à la cité, dans des cybers ou dans des secrétariats.

Interrogé par Oeil d’Afrique, un agent de cette préfecture qui a requis l’anonymat affirme :« Cette situation pendante place toujours les agents relevant de cet appareil étatique dans une situation inconfortable, qui sont obligés d’aller déféquer dans des herbes parce que le forage qui alimente les toilettes en eau est souvent en panne. Voilà pourquoi nous sommes obligés d’avoir recours aux herbes avec tous les risques possibles. »

Cette préfecture est victime de plusieurs maux parmi lesquels le manque de véhicule devant assurer le transport des administrés, le manque de restaurant devant permettre aux travailleurs de prendre un repas pendant la période de la pause, le manque d’une équipe de ménage dynamique et efficace devant assurer d’une manière permanente la propriété des locaux de cette préfecture. Il est quand inadmissible que les mêmes problèmes décriés pendant plus de deux ans par des agents puissent toujours demeurer pendants. A l’heure où les yeux de tous les congolais sont fixés sur les notions de la rigueur et la vérité, le préfet de ce département doit apporter des éclaircissements sur l’utilisation de son budget de fonctionnement.

Oeil d’Afrique.


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