Enjeux de l’heure : un troisième mandat de Joseph Kabila exclu

Enjeux de l’heure : un troisième mandat de Joseph Kabila exclu

En Belgique et en RDC, la question préoccupe au plus haut chef les instances politiques et sociales qui tiennent au bon déroulement du jeu démocratique. Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) comme le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, se sont prononcés contre toute initiative visant à modifier l’article 220 de la constitution. Ils ont expliqué qu’un troisième mandat de Joseph Kabila à la tête de la RDC n’était pas envisageable et, par contre, ont adhéré à la démarche du chef de l’État visant l’organisation des concertations pour retrouver la cohésion nationale.

 

Dans un mémorandum adressé au président de la République, le comité permanent de la Cenco a apporté la contribution de l’Église catholique pour la concrétisation du dialogue national tout en mettant un accent particulier sur le respect de l’ordre constitutionnel qui doit être observé par tous. Elle s’est dite fermement opposée à toute tentative de modification de l’article 220 de la constitution qui établit la forme républicaine de l’État, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle. « À cet effet, nous nous engageons à sensibiliser la population congolaise pour qu’elle comprenne l’importance de cet article pour la stabilité du pays », a relevé le mémorandum.

 

En termes clairs, les évêques de la Cenco s’opposent à toute tentative de modification de l’article 220 lors du prochain dialogue national et comptent faire obstacle aux velléités de certains politiciens qui y voyaient déjà une occasion de remettre en cause l’ordre institutionnel. Bien qu’ayant dénoncé, en son temps, les irrégularités qui ont caractérisée l’organisation des élections du 28 novembre 2011, cette structure de l’Église catholique n’est pas consentante à la violation de la constitution.

 

Pour sa part, Léon Kengo wa Dondo s’est exprimé, le 5 mars devant la commission relations internationales et défense du Parlement belge. Il a exclu toute possibilité pour le président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat. « Non, cette disposition est verrouillée au niveau de la constitution. Et au vu des élections chahutées de 2011, ce serait une mauvaise inspiration », a déclaré le président du sénat. Par ailleurs, l’ancien Premier ministre de l’époque Mobutu espère que la recherche de la cohésion nationale pourra passer par un dialogue qui aboutira à un consensus national.

 

À travers plusieurs interventions, le chef de l’État, Joseph Kabila Kabange, s’en est toujours tenu au respect de l’article 220 de la Constitution. Il a pris l’engagement de ne pas se présenter pour un troisième mandat à la présidence de la République. Son deuxième mandat débuté en décembre 2011 doit prendre fin en 2016.

 

Les Dépêches de Brazzaville

 


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