Un expert sénégalais invite les africains à revoir la Journée de la Femme en Afrique

Un expert sénégalais invite les africains à revoir la Journée de la Femme en Afrique

Journée mondiale de la femme
Le docteur Kane propose de réfléchir sur un évènement africain pour remplacer la journée internationale de la femme. Pour lui, le 8 mars, la journée internationale de la femme ne doit pas être une fête pour les africains. Il estime que les africains doivent arrêter de célébrer cette fête. Et pour cause, il indique que la journée internationale de la femme dans le monde n’exprime qu’une dynamique unilatérale dans un monde unipolaire où tout nous vient du nord (l’occident).

A en croire le spécialiste, les africains ne manquent pas d’évènements pour célébrer la femme africaine ou encore la femme tout court. Poursuivant sa réflexion, l’expert souligne que le 8 mars est fondé sur des prémices conflictuelles qui augurent d’une société qui va être caractérisée par la rivalité, l’individualité, la compétition, la liberté débridée avec des besoins infinis qu’aucune protection sociale au monde ne peut satisfaire. D’où une invitation à l’endroit des africains pour d’adopter un acte de souveraineté culturelle en partant de la nécessité dont faisait cas, le président-poète Senghor quand il parlait d’un monde de donné et du recevoir.

Ainsi, dit-il, il est temps quand même qu’on fête dans le monde des événements qui viennent de l’Afrique. Et de regretter que toutes les fêtes que nous fêtons en Afrique viennent de l’occident et pour des problématiques d’ailleurs. « Je pense que par reflexe et par souveraineté, il est temps que nous revenions un peu sur ces aspects », a-t-il suggéré. Kane a souligné que la femme occupe une place importante, capitale dans l’islam malgré les clichés que l’on peut lire par-ci et par-là sur la place et le rôle que l’islam assigne à la femme. « C’est d’abord Adam qui a été créé. Et, quand il a été créé, il a été mis dans des très bonnes conditions c’est-à-dire dans le paradis. Mais, malgré ce conforte, ce contexte confortable, il ne lui manquait rien, Adama était languissant, amorce, stressé. Dieu qui l’a créé et qui sait où est son problème a créé Awa. Quand Dieu a créé Eve, Adama s’est réveillé, à retrouver de l’enthousiasme et s’est précipité vers elle. Ces récits coranique sont des récits fondamentaux qui indique la fonction que Dieu assigne à la femme comme étant une source de vie pour l’être humain », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, il précisé que dans son dernier sermon, le Prophète Mohamed a recommandé aux musulmans de faire attention à la femme, de prendre soin de la femme, de s’occuper de la femme, de ne pas être injuste vis-à-vis de la femme. «Ce sermon reste le message essentiel de l’islam vis à vis de la femme et de la posture qu’on devrait avoir à son égard. C’est pourquoi, si on voit un comportement contraire, il ne s’agit pas de l’imputer à l’islam comme tel mais à des mauvais musulmans », a souligné l’islamologue.

Cependant, Dr Kane est d’avis que dans toutes les sociétés du monde la femme est beaucoup plus dans la sphère domestique dans la sphère économique. Poursuivant, relève que la famille devrait être la cible principale des politiques sociales. En outre, il estime que le fait de pousser les femmes à aller dans la sphère économique et par conséquent à abandonner les fonctions traditionnelles familiales risque d’être préjudiciable à l’équilibre, au progrès de nos sociétés.

Adama Coulibaly
Dakar – Oeildafrique.com

 


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