La famille de Simone Gbagbo « reconnaît » le camp Sangaré comme « représentant » du FPI

Simone Gbagbo

Simone Gbagbo

Marc-Antoine Ehivet, frère cadet de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a affirmé lundi que la famille Ehivet reconnaissait le camp Abdourahamane Sangaré comme « représentant » du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), parti de l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo, incarcéré à La Haye pour « crimes contre l’humanité ».  

« La famille Ehivet reconnaît Sangaré comme seul et légitime représentant du FPI », a déclaré Marc-Antoine Ehivet, à une rencontre entre M. Sangaré et les parents de Simone Gbagbo à Moossou (43 Km au Sud-est d’Abidjan), village natal de l’ex-Première dame.  

Ni la condamnation de Simone Ehivet Gbagbo, à 20 ans de prison ferme pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » dans le cadre de la crise postélectorale de 2010-2011, ni le gel de ses avoirs « n’ont à aucun instant entaché notre unité et solidarité » envers l’ancien couple présidentiel, a relévé Marc-Antoine Ehivet.

M. Sangaré qui était accompagné d’une trentaine de membres du parti, s’est réjoui de ce que la famille de Simone Gbagbo soit « restée digne et fière » malgré la condamnation de leur « sœur », actuelement sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), pour son rôle dans les violences postélectorales de 2010-2011.

« Simone Gbagbo est une dame forte », a décalé M. Sangaré face à une centaine de membres de la famille Ehivet.

Le FPI est divisé depuis plusieurs mois pour des problèmes de leadership. Le camp Sangaré et celui de l’ex-Premier ministre Affi Nugessan, reconnu comme chef de la formation politique par les autorités, se disputent le contrôle du parti de Gbagbo.

« Gbagbo et Simone ont créé le FPI, une œuvre pour l’éternité (…) que personne ne peut la casser et la vider de sa substance », a lancé M. Sangaré sous des ovations des membres de la famille.

Alors que Mme Gbagbo se trouve dans l’antre de la justice ivoirienne, son époux, lui est en procès à La Haye avec l’un de ses proches, Charles Blé Goudé, leader des « jeunes patriotes ». Lundi dernier, l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, a comparu à nouveau en assises pour « crimes de guerre ».

Patrice Allegbe
Abidjan – © OEIL D’AFRIQUE

 

Tags assigned to this article:
cote d'ivoireSimone Gbagbo

Related Articles

Ebola: la Côte d’Ivoire envisage d’autoriser à nouveau les vols avec les pays affectés

  La Côte d’Ivoire envisage d’autoriser à nouveau les vols avec les pays affectés par Ebola, après les avoir interdits

Côte d’Ivoire : Danièle Boni-Claverie réclame le report de la présidentielle d’octobre

Une ancienne ministre de l’ex-président Laurent Gbagbo a réclamé jeudi le report de la présidentielle d’octobre en Côte d’Ivoire, dénonçant

Deux « cyber escrocs » arrêtés en Côte d’Ivoire

Deux « cyber escrocs » ont été interpellés en Côte d’Ivoire suite à une série d’arnaques sur internet et de cas de

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*