Gabon: les conclusions du dialogue national remises au président Ali Bongo

Le président gabonais Ali Bongo et son épouse lors du dialogue politique, le 28 mars 2017, au palais présidentiel, à Libreville. © AFP/Steve Jordan

Le président gabonais Ali Bongo et son épouse lors du dialogue politique, le 28 mars 2017, au palais présidentiel, à Libreville. © AFP/Steve Jordan

Le rideau est tombé sur le dialogue national convoqué par le président gabonais. Les participants ont remis le rapport général, vendredi 26 mars, à Ali Bongo. Les conclusions des deux mois de discussions ne remettent pas en cause les équilibres actuels. Les recommandations portent sur la non limitation des mandats de tous les élus, y compris le chef de l’Etat. On ne touche pas non plus au septennat.

L’ambiance était très détendue au palais présidentiel. Ali Bongo a convié son épouse, Sylvia, pour réceptionner le rapport du dialogue qui lui garantit un nombre illimité de mandats présidentiels, d’une durée de sept ans chacun.

Joint par RFI, Pierre Claver Maganga Moussavou, co-président de l’opposition, explique pourquoi le dialogue n’a pas décidé de limiter le nombre de mandats présidentiels.

« Chacun de nous peut vouloir rester éternellement quelque part, si le peuple vous accorde de rester plus longtemps. Libre à lui de le faire ! », a-t-il souligné, alors que son collègue de l’opposition, René Ndemezo’o Obiang, est plutôt contrarié :

« Nous sommes toujours satisfaits, mais nous sommes aussi toujours satisfaits à moitié. On veut toujours faire plus mais, comme on le dit, Paris ne s’est pas construite en un jour », a-t-il spécifié, à son tour.

Naturellement satisfait, Ali Bongo a été ferme contre Jean Ping et ses partisans qui ont boycotté le dialogue. « Ils ont préféré la politique de la chaise vide. La chaise vide, ça ne paie pas », a déclaré le président du Gabon.

Et d’ajouter : « Faut-il que, pour une ou deux personnes, nous ne tenions pas compte de ce que la majorité a décidé ? Ce serait donc insulter toutes ces associations, insulter la majorité des partis politiques qui sont, eux, venus », a-t-il expliqué.

Il n’y aura pas de référendum. Un simple vote des parlementaires, tous actuellement acquis au pouvoir, transformera ces recommandations en lois de la République.

Par RFI


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