Guinée-Bissau: échanges de coups de feu dans une caserne à Bissau

Guinée-Bissau: échanges de coups de feu dans une caserne à Bissau

Des soldats dans une rue de Bissau, le 15 avril 2012
© AFP/Archives Seyllou

Une fusillade dans une caserne d’une unité d’élite de l’armée de terre a fait un mort dimanche matin à Bissau, capitale de la Guinée-Bissau, où un coup d’Etat avait eu lieu le 12 avril, selon une source militaire.

Des hommes armés non-identifiés ont pris d’assaut la caserne vers 04H00 (GMT et locales) située près de l’aéroport de Bissau, mais l’attaque a été repoussé après environ une heure d’échanges de coups de feu, ont indiqué des témoins à l’AFP. Les assaillants ont ensuite pris la fuite, ont-ils ajouté.

Un des assaillants a été tué et deux autres arrêtés, selon une source militaire, qui n’a pas précisé s’il y avait des victimes dans les rangs de l’unité d’élite des « Bérets rouges » attaquée.

La tension restait vive à proximité de la caserne où s’est produit cet incident, et vers 09H30 des véhicules de l’armée sillonnaient les rues de la capitale, a constaté un journaliste de l’AFP.

Aucune information n’était dans un premier temps disponible sur l’origine de l’assaut ni sur ceux qui l’ont mené, mais la promotion de certains militaires a récemment suscité la colère de ceux qui n’ont pas été promus, selon des observateurs.

Pays à l’instabilité chronique dont l’histoire est marquée par la violence politico-militaire depuis son indépendance du Portugal en 1974, la Guinée-Bissau a de nouveau été secouée par un coup d’Etat militaire le 12 avril, entre les deux tours d’une élection présidentielle.

L’instabilité de la Guinée-Bissau a transformé ce pays en plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe ces dernières années.

Après le dernier coup d’Etat fomenté par le chef d’état major de l’armée, le général Antonio Indjai, les putschistes ont rendu le pouvoir à des hommes politiques avec lesquels ils ont signé un accord pour la mise en place d’autorités de transition, dirigées par le président Manuel Serifo Nhamadjo.

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), à laquelle appartient la Guinée-Bissau, avait condamné le coup d’Etat, avant d’entériner l’accord entre militaires putschistes et politiques.

La Cédéao a levé ses « sanctions globales » imposées après le coup d’Etat à la Guinée Bissau, mais le pays, où des élections générales doivent être organisées en 2013, reste « sous surveillance » de ses voisins.

Les dirigeants renversés du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert ont refusé de reconnaître les autorités de transition et leurs dirigeants, parmi lesquels l’ancien Premier ministre Carlos Gomes Junior, vivent en exil.

Après le putsch, l’Union européenne, principal partenaire de Bissau, avait suspendu son aide.

Avec AFP

Bona

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