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La parité : un long combat

by OEIL D'AFRIQUE on 8th-mars-2013

L’Organisation des Nations Unies (ONU), en 1977 en instiguant la journée internationale de la femme à réaliser une bonne action dans le cadre du combat pour la parité et l’égalité des sexes. Force est de constater, 36 ans plus tard que les injustices sexistes sont monnaies courantes. Quelle que soit la couleur, l’origine ou le niveau social, les femmes sont toujours sous-estimées par les hommes et restent en effectif insuffisant dans les postes à hautes responsabilités et lorsqu’elles détiennent le pouvoir, leur salaire reste bien inférieur à ceux des hommes. Certaines, pour être l’égal de l’homme, ressentent le besoin de se masculiniser. Coupe de cheveux à la garçonne, tenue vestimentaire d’une rigueur extrême, rejet du maquillage ou de tout autre signe féminin. Ainsi, partout dans le monde, les femmes manifestent un ras-le-bol et souhaitent venir à bout de cette marginalisation.

Par Priscilla WOLMER – Directrice de publication 54 ETATS.

 

En France, où le conservatisme et le machisme ont la dent dure, il est triste de constater que seulement 25 % des femmes sont des chefs d’entreprises. Côté politique, des efforts restent à faire au parlement avec 107 femmes sur 577 députés. En revanche, côté présidence, c’est une première en France, le gouvernement Ayrault a débuté en mai 2012, sous le signe de la parité totale, avec 34 membres, dont la moitié de femmes. À quand une présidente de la république française ? Peut-être que certaines auront le talent et l’audace de suivre le pas courageux de Ségolène Royal.

En Afrique, les démocraties devraient faire preuve de la même bonne volonté en matière de justice et d’égalité que la nouvelle administration française. Pour l’heure, c’est le Rwanda qui donne l’exemple en explosant les records de parité à l’Assemblée nationale puis au gouvernement. S’en suit l’Algérie avec 145 femmes élues sur un total de 462 sièges.

Quant aux Chefs d’États femme dans le monde ?

La première femme à être portée à la tête d’un État fut Isabel Martinez de Peron, présidente par intérim en Argentine de 1974 à 1976, et la dernière Park Geun Hye, investie depuis le 25 février 2013, en Corée du Sud. Les autres présidentes sont Cristina Fernandez de Kirchner, en Argentine, Laura Chinchilla, au Costa Rica, Dilma Rousseff, au Brésil, Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Libéria et première présidente d’Afrique, de surcroit, prix Nobel de la Paix, et enfin, Joyce Banda, présidente du Malawi.

Côté institutions internationales, n’oublions pas la française Christine Lagarde, qui succède le 5 juillet 2011 à Dominique Strauss-Kahn, en qualité de Directrice générale du Fond monétaire Internationale (FMI) à Washington. À l’Union africaine (Ua), la sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission depuis le 16 janvier 2012. À l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la chinoise Margaret Chan, Directrice générale depuis 2007, à l’UNESCO, la bulgare Irina Bokova, en poste depuis le 23 octobre 2009, pour ne citer qu’elles.

Aux États-Unis, pas de femme présidente mais pléthores de femmes de pouvoir : Condoleezza Rice, Secrétaire d’État des États-Unis de janvier 2005 à janvier 2009 sous l’administration de George W. Bush. Hillary Clinton, Secrétaire d’État des États-Unis de 2009 à 2013, Susan Rice, ambassadrice auprès de l’ONU depuis janvier 2009 et la liste est longue.

FOCUS SUR L’AFRIQUE

« Quelle est la place de la femme africaine dans la mouvance mondiale du combat des femmes ? Peut-on parler de progrès pour les femmes en Afrique ? Les femmes sont-elles désormais à l’abri des coutumes rétrogrades ? » interroge justement l’écrivaine Ghislaine Sathoud. Les questions ne sont pas légères. L’Afrique mélange encore la qualité professionnelle aux atouts physiques de la femme. « Il y a d’un côté les défenseurs des traditions, voulant les garder inchangées, ils s’opposent farouchement à toute nouvelle suggestion (…). Les coutumes sont drastiques à l’égard des veuves ; les femmes ont encore des difficultés pour intégrer certaines professions, pour ne citer que ces exemples-là. La liste des oppressions est longue, très longue ; faute d’espace il est impossible de s’y atteler… » surrenchérit l’écrivaine. En Afrique, combien d’étudiantes subissent la pression sexuelle d’hommes politiques ? Un harcèlement inadmissible qui parfois engendrent des grossesses non désirées mais impossible à stopper faute de moyens financiers ou de connaissances et qui impactent directement sur le volet éducatif du pays. «  Le ministre du Travail venait me chercher chaque soir à mon domicile, dans sa grosse berline noire, il me donnait l’argent du loyer et m’offrait un bon repas ; après quoi, il me forçait à avoir des relations sexuelles, sans préservatifs. C’est comme ça que Elena est née, m’obligeant à cesser l’école. Monsieur le ministre n’a jamais reconnu l’enfant et je ne l’ai plus jamais revu. Cet homme a gâché ma vie mais j’ai au moins la chance que mon bébé et moi soyons en pleine santé. Il aurait pû nous transmettre le VIH. » dixit Belinda, 15 ans, ex-écolière en Afrique centrale et maman d’Élena, 18 mois.

La lutte contre la pauvreté concerne toutes les femmes, les Occidentales, les Asiatiques, les Africaines… ; la lutte contre la violence est une question préoccupante sur tous les continents. La parité n’est pas une affaire de « féministes rebelles », c’est un combat qui concerne le monde entier.

 

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