La RDC à l’heure de la fibre optique

La RDC à l’heure de la fibre optique

Des avancées majeures sont annoncées ainsi que possibilité de terminer le travail en septembre, à un mois du sommet de la Francophonie qui devrait, sauf changement de dernière minute, être pris en charge plus efficacement avec le câble marin.

Une attente de plus en plus pressante est, entre-temps, observée chez les opérateurs de téléphonie mobile qui figurent parmi les bénéficiaires de la connexion de la RDC à la fibre optique. En effet, l’opérationnalité du câble marin permettra aux sociétés qui fournissent pour la plupart le service internet de réduire les coûts et d’améliorer la qualité. La société Tigo, par exemple, a déjà installé les câbles qui vont lui permettre de se connecte.

Du côté de la Société congolaise des postes et télécommunications, l’on se veut rassurant. Les calculs effectués laissent déjà transparaître la possibilité d’une connexion le 15 août et les premiers tests s’ensuivront avant la fin des travaux, en septembre. L’on annonce l’arrivée du maître d’ouvrage en charge du suivi des travaux de la connexion en juillet. D’autres phases vont rapidement suivre après l’étape de Kinshasa. Il s’agit du passage à travers les villes comme Kasumbalesa en traversant Kenge, Kikwit, Mbuji-Mayi, Kananga, Lubumbashi et toutes les grandes métropoles.

L’Afrique dans l’effervescence

L’ensemble du continent noir est actuellement en pleine ébullition à l’heure de la fibre optique. Kinshasa et Brazzaville, la capitale de la République du Congo déjà connectée, ont conclu un protocole d’accord pour permettre aux deux villes de pouvoir envoyer le signal sur l’une ou l’autre rive du fleuve en cas de problème. Depuis 2009, les câbles devant relier les deux capitales sont disponibles mais rien n’avait encore été fait. Il sera possible d’écouler le trafic de Kinshasa vers Brazzaville et vice versa d’ici à août.

La baisse des coûts est une nécessité sur le continent africain où les besoins en la matière sont les plus importants, comme le résume la Banque mondiale. « Le Liberia, la République démocratique de São Tomé et Príncipe et la Sierra Leone font partie des pays qui affichent les coûts de communication les plus élevés du monde. En Sierra Leone, une offre à débit limité coûtait 200 dollars par mois en 2011, soit 56,8 % du produit intérieur brut par habitant. Au Liberia, les usagers payaient deux à trois fois plus que la moyenne régionale pour
se connecter. Ces pays qui étaient raccordés au réseau mondial par le biais de technologies satellitaires extrêmement coûteuses s’orientent désormais, à l’instar de la plupart des nations africaines, vers la technologie du câble sous-marin à fibre optique, autrement abordable et de meilleure qualité », conclut-elle.

 

Laurent Essolomwa

 

 


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