« L’actualité africaine en 5 titres » du 06 septembre 2016

Séraphin Moundounga

Séraphin Moundounga

Gabon: le ministre de la Justice, Séraphin Moundounga, annonce sa démission

Le ministre de la Justice Séraphin Moudounga a annoncé ce lundi après-midi son décision de démissionner. Il a expliqué vouloir « bénéficier de sa totale liberté ».

« Ayant constaté que, du côté du pouvoir, on n’apportait pas de réponse à la préoccupation de la nécessaire garantie de la paix et du nécessaire affermissement de la démocratie, j’ai pris la décision de prendre congé, d’une part, du Parti démocratique gabonais, et de me décharger de mes fonctions de membre du gouvernement pour que, grâce à ces deux actes majeurs que je pose, je puisse bénéficier de ma totale liberté », a-t-il-dit.

Le retour à la normale s’effectuait timidement lundi à Libreville, la capitale gabonaise, après les violentes manifestations postélectorales.

La garde présidentielle a installé un important dispositif sécuritaire dans le centre-ville de la capitale, où se trouvent plusieurs services administratifs, dont le ministère du Budget et celui des Travaux publics.

Gabon: 3 morts et 105 blessés dans les violences

Les violences au Gabon après l’annonce de la réélection contestée du président sortant Ali Bongo la semaine dernière ont fait trois morts et 105 blessés, a déclaré lundi le ministre de l’Intérieur.

« Il y a 67 blessés parmi les forces de défense et de sécurité », a précisé le ministre Pacôme Moubelet-Boubeya lors d’une conférence de presse.

L’AFP a compté pour sa part sept morts, trois déjà annoncés par le ministre jeudi dernier, deux civils à Libreville dans la nuit de jeudi à vendredi, un civil samedi à Port-Gentil et un policier mort des suites de ses blessures reçues à Oyem (nord).

Il y a une confusion avec d’autres personnes qui sont mortes de mort naturelle ou dans des rixes mais pas du fait des forces de l’ordre, a expliqué en substance le ministre.

RDC: une rentrée scolaire perturbée par l’appel au boycott de l’opposition

C’est une rentrée scolaire pas tout à fait comme les autres en RDC puisque l’opposition, notamment l’UDPS, a appelé à une journée sans école. Son but est d’attirer l’attention sur les dysfonctionnements du système éducatif dans le pays pour un meilleur accès à l’enseignement, pour que l’école soit vraiment gratuite. Une initiative condamnée par le gouvernement.

Lundi, dans plusieurs quartiers de Kinshasa, la rentrée semblait plus timide que d’habitude. Les opposants « ont jeté des tracts dans les quartiers, certains ont voulu suivre et d’autres ont eu peur de venir », confie un chef d’établissement.

Les enseignants semblent assez partagés sur la question. L’école doit rester apolitique, disent les uns. D’autres au contraire affirment soutenir le mot d’ordre de l’opposition, mais tous se plaignent de leurs conditions de vie.

Pour le gouvernement congolais, cet appel de l’opposition est antipatriotique. C’est même une prise d’otage, un crime que d’utiliser les enfants en politique, disait ce weekend le porte-parole du gouvernement.

Maroc : un cimetière pour les victimes des émeutes de la faim

Les autorités marocaines ont annoncé, lundi, l’inauguration d’un cimetière à la mémoire des victimes des émeutes de la faim de juin 1981 au Maroc.

Dans un communiqué, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a indiqué que l’ouverture de ce « cimetière des victimes des événements de juin 1981 » entre dans le cadre des recommandations de l’Instance de l’équité et de la réconciliation (IER).

Cette commission a rendu ses conclusions en 2006, après des années d’investigations. La répression des « émeutes de la faim » a fait 114 morts, selon un bilan officiel.

Le 20 juin 1981, sous le règne de Hassan II, la police anti-émeutes avait ouvert le feu sur une foule manifestant à Casablanca contre une hausse subite du prix des produits alimentaires.

Zambie: la justice valide la réélection du président sortant Lungu

La Cour constitutionnelle de Zambie a définitivement validé lundi l’élection de justesse le mois dernier du président sortant Edgar Lungu en rejetant le recours pour fraude déposé par son rival de l’opposition Hakainde Hichilema.

Trois jours après lui avoir accordé un délai pour préparer son recours, les hauts magistrats zambiens ont finalement fait machine arrière et mis un terme à la procédure.

« Ce recours ne sera pas examiné par cette cour », a tranché la juge Annie Sitali dans sa décision rendue lundi. « Nous jugeons que le délai de recours a expiré vendredi à minuit », a justifié la magistrate, sans autre explication.

Vendredi, la présidente de la Cour constitutionnelle Hildah Chibomba avait pourtant décidé d’accorder un délai supplémentaire au chef de l’opposition, que les avocats avaient symboliquement refusé de représenter pour dénoncer le manque de temps dont ils disposaient pour préparer leur dossier.

© OEIL D’AFRIQUE


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