«L’actualité africaine en 5 titres » du 07 septembre 2016

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Dialogue en RDC: l’Eglise catholique pose ses conditions

En République démocratique du Congo, le dialogue politique, convoqué par le président pour préparer les prochaines élections, se tient toujours sans les principales forces de l’opposition. La Conférence des évêques (Cenco) participe aussi à ce dialogue et était présente aux travaux mardi.

Pour l’Eglise catholique, il faut que le dialogue soit inclusif et pour cela, disent les évêques, le gouvernement doit poursuivre les mesures de décrispation, libération de prisonniers politiques et réouverture des médias proches de l’opposition. Deuxième condition : le respect absolu de la Constitution et notamment de ses articles « verrouillés ». Les évêques précisent : les articles de la Constitution ayant trait au mandat présidentiel et à l’alternance démocratique.

Le dialogue inclusif et le respect absolu de la Constitution sont donc les conditions posées par la Cenco à sa participation au dialogue et dans son communiqué, la conférence épiscopale le précise bien, elle se réserve le droit de se retirer si ce cadre est violé.

Les évêques souhaitent en tout cas que la communauté internationale et notamment le groupe de soutien fassent le suivi des recommandations issues du dialogue pour éviter de nouveaux blocages qui « résulteraient de la mauvaise foi de l’une ou l’autre des parties ».

Insurrection au Burkina : Des anciens ministres de Compaoré entendus

Les auditions des ministres du dernier gouvernement du président déchu Blaise Compaoré ont commencé mardi à Ouagadougou. Onze anciens dignitaires du régime Compaoré ont été entendus par la gendarmerie du camp Paspanga, sur ordre de la Haute Cour de justice qui s’intéresse aux infractions commises par l’ancien chef de l’Etat et les membres de son gouvernement.

Parmi eux, Arsène Bognessan Yé, ancien ministre d’Etat chargé des relations avec le parlement et des Réformes politiques et institutionnelles surnommé « Monsieur Article 37 » (article devant modifier la Constitution) et Alain Edouard Traoré, ex-chargé de la Communication, porte-parole du gouvernement.

Au moins trois autres ministres ont été auditionnés par la Brigade de recherches du Kadiogo, un autre poste de gendarmerie.Le Parlement de la transition, mis en place au lendemain de la chute de Blaise Composé, accuse Compaoré et son gouvernement de « coups et blessures volontaires, complicité de coups et blessures, assassinat, complicité d’assassinat » lors de l’insurrection populaire d’octobre 2014 qui a fait une trentaine de morts.

L’UA veut intervenir au Gabon

L’Union africaine (UA) enverra une délégation au Gabon, en vue du règlement de la crise politique dans ce pays, a annoncé son président en exercice, le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno.

La délégation de l’UA sera constituée de chefs d’Etat africains, de hauts responsables de la Commission de l’organisation continentale et de représentants des Nations unies, selon un communiqué du président du Tchad.

Elle se rendra à Libreville dès que les conditions d’une visite seront réunies, a-t-il affirmé.

Le président en exercice de l’UA promet d »’assister les parties gabonaises dans la recherche d’un règlement rapide à la situation post-électorale (…) avec l’appui des pays de la région et des partenaires concernés ».

Sénégal : 400 bâtiments risquent de s’effondrer

Près de 400 bâtiments menacent ruine au Sénégal, cette année, selon un rapport de l’Association sénégalaise de normalisation (ASN).

Les bâtiments s’effondrent au Sénégal parce que le fer utilisé dans la construction n’est pas conforme aux normes de qualité requises, selon Souleymane Ndiaye, chef de la division chargée du bâtiment et du génie civil à l’ASN.

« Nous avons constaté la présence, dans le marché sénégalais, du fer de mauvaise qualité, du fer non conforme à aucun standard international. C’est pourquoi l’Etat a décidé de réglementer le commerce du fer à béton », a-t-il signalé.

En février dernier, le gouvernement du Sénégal a pris un arrêté interdisant l’usage du fer non conforme aux normes de construction requises. En 2015, 225 bâtiments se sont effondrés dans le pays, faisant 13 morts.

L’Afrique du Sud évite la récession grâce au rebond de sa croissance au deuxième trimestre

L’économie sud-africaine, la première du continent, a évité d’entrer en récession en enregistrant au deuxième trimestre de 2016 un taux de croissance de 3,3%, après une baisse de 1,2% au premier trimestre, selon les chiffres officiels publiés mardi.

« La croissance du PIB (produit intérieur brut) est de 3,3% pour le deuxième trimestre 2016 », a annoncé l’agence nationale des statistiques (StatsSA).

Ce rebond s’explique par une forte progression du secteur minier (+ 1,8%), nourrie par l’augmentation de la production de platine dont l’Afrique du Sud est le numéro un mondial.

L’industrie manufacturière affiche également de bons résultats au deuxième trimestre, en hausse de 8,1%.Le secteur agricole, touché par la grave sécheresse qui frappe l’Afrique australe depuis deux ans, subit en revanche un léger recul (-0,8%).

Il s’agit de la meilleure croissance trimestrielle enregistrée par le pays depuis le quatrième trimestre 2014. « L’amélioration du PIB est principalement influencée par les chiffres très bas du premier trimestre », a toutefois nuancé la banque sud-africaine Nedbank dans une analyse.

© OEIL D’AFRIQUE


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