« L’actualité africaine en 5 titres » du 22 juin 2016

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Paris : l’ambassade du Congo-Brazzaville attaquée, la police française ouvre une enquête

Des assaillants ont attaqué dans la nuit de lundi à mardi, l’ambassade du Congo-Brazzaville à Paris, où plusieurs cocktails Molotov ont été lancés à l’accueil du bâtiment.

Une source diplomatique congolaise indique que l’attaque a eu lieu le petit matin de mardi aux environs de 1 heure. La source explique que des assaillants ont foncé, avec leur véhicule, dans la grille d’entrée de l’ambassade du Congo-Brazzaville, rue Paul Valéry, dans le 16e arrondissement de Paris. Au moment de l’attaque, aucun agent de sécurité congolais ne se trouvait sur le lieu. Les assaillants ont réussi à pénétrer dans l’ambassade et ont jeté des cocktails Molotov au niveau de l’accueil, déclenchant ainsi un début d’incendie qui n’a pas atteint les bureaux.

Les assaillants vont réussir à s’enfuir juste après et ont, eux-mêmes, mis le feu à leur véhicule pour brouiller les pistes.

Mardi, la police française a indiqué avoir ouvert une enquête suite à une plainte contre X déposée par les autorités congolaises.

Mais pour plusieurs, cette attaque n’est pas anodine quand on sait que depuis plusieurs mois, des partisans d’une opposition radicale contre les régimes en place au Congo-Brazzaville et en RD Congo multiplient des actions contre les ambassades de leur pays d’origine à Bruxelles et à Paris.

Fin octobre 2015, quatre «combattants», des Congolais anti-Kabila avaient été condamnés par la justice française à 800 euros d’amende pour avoir aspergé l’ambassadeur congolais de ketchup dans son bureau.

Courant la même période, la police française avait placé en garde en vue huit Congolais qui demandaient l’annulation du référendum proposé par le président congolais, Denis Sassou Nguesso. Ils étaient accusés d’avoir fait irruption et provoqué des dégradations à l’ambassade du Congo à Paris.

La CPI condamne Jean-Pierre Bemba à 18 ans de prison pour crimes de guerre

La Cour pénale internationale a condamné mardi l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba à 18 années de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il devient la personnalité la plus haut placée à être condamnée par la CPI jusqu’à présent.

« La chambre condamne M. Jean-Pierre Bemba Gombo à une peine totale de 18 ans de prison », a déclaré la juge Sylvia Steiner en audience publique, considérant que l’ancien chef militaire avait échoué à exercer un contrôle effectif sur son armée privée envoyée en République centrafricaine en octobre 2002, où ses hommes ont violé, tué et pillé avec une « cruauté particulière ».

Alors que les avocats de la défense ont déjà annoncé lundi soir leur intention de faire appel du verdict, Jean-Pierre Bemba, riche homme d’affaires devenu chef de guerre, a été déclaré coupable le 21 mars de la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération congolais (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

RDC: Cinq ans de prisons requis contre Moïse Katumbi pour spoliation d’une maison

Le ministère public a requis la peine de cinq ans de prison contre Moïse Katumbi, ancien gouverneur de l’ex-Katanga (RDC), qui est accusé d’avoir spolié et vendu la maison de M. Alexandros Stoupis de nationalité grecque, lors d’une  audience au tribunal de paix de Lubumbashi (Haut-Katanga).

Les avocats de Moïse Katumbi, présents au procès, n’ont pas été autorisés à représenter leur client qui séjourne, depuis trois semaines, en Europe pour des soins médicaux. Le tribunal a relevé que lorsqu’un prévenu est poursuivi pour une infraction dont la peine est de plus de cinq ans, sa comparution personnelle est obligatoire.

Ce réquisitoire intervient un mois après que le candidat déclaré à la prochaine présidentielle a été inculpé pour «atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat» et placé sous mandat d’arrêt provisoire, par le Parquet général de la République.

Inculpé pour recrutement des mercenaires étrangers, Moïse Katumbi a reçu l’autorisation du Procureur général de la République pour se faire soigner à l’étranger, évacué le 20 mai dernier dans un avion médicalisé vers l’Afrique du Sud, l’ex-gouvernement s’est rendu ensuite en Europe pour aller poursuivre ses soins. 

Des militants du FPI, en France, contestent Affi Nguessan comme chef du parti de Gbagbo  

Des militants du Front populaire ivoirien (Fpi), en France, qui contestent Affi Nguessan comme chef du parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, se disent opposés à ce que le président officiel de la formation politique tienne des conférences au nom du parti lors de son séjour européen, dans une déclaration.

M. “Affi ne saurait animer une conférence de presse au nom du FPI à Paris” car il « a été exclu du rang de ses militants depuis le congrès de Mama le 30 avril 2015 » et « ce congrès lui a interdit par ailleurs de faire usage des attributs du FPI et du nom du président Laurent Gbagbo », indique la note signée de Hortense Adé Assalé, « représentante du FPI en France ».

Une invitation a été lancée par madame Gouza Rosine Nahounou, indiquant que M. « Pascal Affi N’Guessan et la délégation qui l’accompagne animeront une conférence de presse à Paris le 24 juin 2016 de 9h à 10h », souligne le texte.

Pour le FPI-France, le « président délégué » du parti est Akoun Laurent, qui vient d’effectuer un séjour de deux mois environ en Europe, où il a rencontré l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo à deux reprises à La Haye, et animé deux conférences publiques à Paris le 4 juin et à Lyon le 11 juin 2016.

Deux camps au sein du parti de M. Gbagbo se disputent le contrôle de la présidence du Fpi, l’un conduit par Aboudramane Sangaré, co-fondateur de la formation politique et l’autre par l’ex-Premier Affi Nguessan, officiellement reconnu comme président et chef de file de l’opposition ivoirienne.   

Algérie- coupure du réseau Internet lors de l’examen du BAC: le directeur de l’ARPT limogé

Le président de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT), M. M’hammed Toufik Bessaï, a été limogé, après la coupure du réseau internet pour éviter de nouvelles fuites de sujets du BAC.  

Selon une source proche du dossier, il a été remplacé par un intérimaire, M. Ahmed Nacer, professeur d’informatique à l’Université des sciences et technologies Houari Boumediène (USTHB) de Bab Ezzouar,et qui était déjà membre de l’ARPT.

© OEIL D’AFRIQUE


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