L’ECAF rend possible un plan de carrière en Angola

L’ECAF rend possible un plan de carrière en Angola

Le club des étudiants et cadres angolais de France vient de combler le vide qui existent entre les entreprises françaises à la recherche des personnes d’origines angolaises désireuses de retourner travailler dans leur pays.

Sous forme d’une association loi 1901, l’ECAF (NDLR : étudiants et cadres angolais de France) aspire à être un promoteur du « retour au pays ». Un retour motivé par les opportunités d’emplois proposées en Angola. Mais pour se faire, il va falloir constituer une basse de données référençant la diaspora angolaise qualifiées. C’est avec l’aide du consulat angolais en France qui compte près de 15 000 inscrits à l’ambassade que l’ECAF est rentré en contact avec la majorité de ces membres. Beaucoup reste encore à faire. On estime aujourd’hui que deux tiers de la communauté ne sont pas enregistrés aux consulats.

Alors comment faire pour réussir cette mission?

L’ECAF a mis en place un système de partenariat avec toute les autres structures angolaises existantes comme nous explique son président Idalecio Antonio : « Nous savons que les talents sont partout. Nous avons ciblés toutes les associations afin de voir avec elles les différents profiles(médecins, ingénieurs, maçons, informaticiens…). Il est à noter qu’une de nos difficultés est la double nationalité qui nous empêche d’atteindre facilement les étudiants. En effet, la situation des enfants nés en France se présentant comme français échappent aux critères. »

Parrainé par le groupe Naurex, Total, Véolia et la compagnie aérienne TAAG, l’ECAF marque par son sérieux et sa maitrise du tissu social au sein des deux pays. Ainsi, les membres sont pris en chargent et accompagnés dans les différentes étapes permettant un retour réussi.

A déjà 300 inscrits, le succès de cette initiative n’a pas tardé comme on a pu le constater lors de la soirée de gala présentant le club et ses objectifs. Pour se démarquer des autres associations, l’ECAF se veut être une force de proposition, un lieu de débat et d’analyse. « Nous voulons être une force vive pour aider l’Angola à asseoir son développement. » souligne Idalecio Antonio.

Les étudiants et cadres angolais de France sont également ouvert aux non qualifiés qui ont également leur rôle à jouer dans l’Angola de demain. Des ateliers sont mise en place pour les aider à compléter leur formation selon les besoin du marché local.

« Beaucoup rêvent de retourner aux pays et se retrouver dans une maison avec voiture de fonction. Je peux vous dire que c’est cette méconnaissance qui a conduit à des échecs. Notre seul soucis sera de réussir l’installation à Luanda, la capitale ou à l’intérieur du pays.»  tient à rappeler Idalecio Antonio.

Dans la lutte de la fuite des cerveaux Le Club des étudiants et cadres angolais de France aura fort à faire. Mais cette réussir ne sera pas uniquement angolaise mais belle et bien africaine.

Roger Musandji
Twitter: @rogermusandji


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