Macky Sall regrette les exécutions en Gambie et demande leur arrêt

Macky Sall regrette les exécutions en Gambie et demande leur arrêt
Macky Sall regrette les exécutions en Gambie

Le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall

Le président sénégalais, Macky Sall, a fait part de son vif regret devant les condamnés à mort exécutés en Gambie et demandé au régime de Banjul de ‘’surseoir d’urgence’’ à la pratique consistant à emmener les prisonniers devant le peloton d’exécution.

‘Le président de la République Macky Sall regrette vivement les exécutions de condamnés à mort intervenues en Gambie, malgré les demandes de clémence adressées aux autorités de ce pays’’, indique un communiqué rendu public mardi à Dakar et diffusé par l’APS.

Tout en rappelant que parmi les neuf personnes exécutées dimanche figurent les citoyens sénégalais Tabara Samb et Djibril Bâ, le président Macky Sall ‘’appelle la Gambie à surseoir d’urgence à toutes les exécutions en cours’’, souligne le communiqué signé du porte-parole du chef de l’Etat sénégalais.

Ce dernier est attendu ce soir à Dakar en provenance d’Afrique du Sud où il s’était rendu en visite privée.

Macky Sall ‘’réitère sa demande de clémence en faveur de tous les condamnés parmi lesquels figure le citoyen sénégalais Saliou Niang, en attente d’exécution’’, relève le communiqué, ajoutant que le e président de la République ‘’réaffirme son opposition à la peine de mort, une mesure excessive et irréversible dans l’hypothèse d’erreurs judiciaires ou de violation des droits humains’’.

Selon la presse internationale, une liste de 47 condamnés dont neuf sont passés devant le peloton d’exécution, doivent être exécutés en Gambie avant la mi-septembre.

Outre les deux Sénégalais exécutés, il y a, sur les neufs tués, Dawda Bojang, accusé du meurtre d’un citoyen britannique, Ronald Stanley Ford. Condamné à la prison à perpétuité par le tribunal de Kanifing le 29 août 2007, il fait appel au jugement et voit sa peine commuée en peine de mort.

Ont été également exécutés Malang Sonko, accusé du meurtre de Buba Jawara, à qui il avait asséné un mortel coup de bâton au coup, l’ex-lieutenant Lamin Jarju, l’ex-sergent, alias ex-lieutenant Alieu Bah et l’ex-sergent Lamin F. Jammeh, pour haute trahison, meurtre sur le caporal Kebba Drammeh, coups et blessures volontaires, vol et enlèvement.

Selon le communiqué du gouvernement, les militaires avaient été reconnus coupables et condamnés à mort par la Haute cour le 27 octobre 1998. Leurs appels ont tous été rejetés.

La liste des autres personnes exécutées est la suivante : Buba Yarboe, qui avait tué sa mère biologique ; Lamin B.S. Darboe, reconnue coupable du meurtre de Muhammed Ould Faal, un citoyen mauritanien à l’aide d’un objet contondant sur la tête le 2 avril 1985 ; Gebe Bah pour le meurtre d’un certain Njuga Samb qu’il avait poignardé sur le côté gauche de la tête le 18 décembre 1997 à Mariama Kunda, un village du district de Kombo (région ouest).

APA / Oeildafrique

 
 
 
Bona

Bona

L'actualité africaine n'a pas de secret pour moi. Toujours à l'afflux, je ne loupe rien.


Tags assigned to this article:
exécutionsgambieréactionsénégal

Related Articles

FIFA : Blatter pour la suppression des tirs au but

Joseph Blatter, le président de la Fifa, s’est prononcé en faveur d’une suppression des séances de tirs au but en

Sahel : la nouvelle poudrière africaine

• Trafic d’armes et de drogue, rébellions armées, base de groupes terroristes, prises d’otages, réfugiés, coup d’Etat et mutineries, le

Congo : Sassou N’Guesso met en garde ses opposants contre toute idée de violences politiques

Denis Sassou N’guesso a lancé les travaux de la municipalisation accélérée du département de Lékoumou le 5 mai dernier à

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*