Mali : Amadou Sanogo sera jugé pour le charnier des militaires découvert en 2013

Amadou Haya Sanogo

Le chef de l’ex-junte malienne, le général Amadou Sanogo.

Le chef de l’ex-junte malienne, , en prison depuis deux ans, se présentera devant la Cour d’assises pour « assassinat et complicité d’assassinat » de militaires dont les corps avaient été découverts dans un charnier en 2013, indique une source judiciaire à l’AFP.

Incarcéré depuis deux ans, le général Amadou Sanogo, est inculpé dans l’affaire des « Bérets rouges », des soldats opposés au putsch de mars 2012 qui a renversé le président Amadou Toumani Touré et dont les corps ont été retrouvés en décembre 2013 dans un charnier à Diago, près de Bamako.

« Selon le verdict de la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako dans l’affaire de l’enlèvement de personnes, assassinat et complicité d’assassinat, plusieurs personnes déjà inculpées, dont le général Amadou Sanogo, seront jugées devant la Cour d’assises », indique un document officiel de la cour d’appel dont l’AFP a obtenu copie.

Parmi les personnes inculpées renvoyées devant le tribunal figurent également les généraux Yamoussa Camara, ancien ministre de la Défense, et Dahirou Dembélé, ex-chef d’état-major des armées.

La chambre d’accusation a également prononcé un non-lieu pour dix des 28 inculpés dans cette affaire, parmi lesquels l’ex-directeur général de la sécurité d’Etat (les services de renseignement), le général Sidy Alassane Touré.

La date du procès n’est pas encore connue.

Selon le code pénal malien, le général Sanogo risque la peine de mort.

Les Bérets rouges avaient vainement tenté un contre-coup d’Etat un mois plus tard avant d’être pourchassés par les putschistes.

Le coup d’Etat du 22 mars 2012 a précipité la déroute de l’armée face à la rébellion touareg et aux groupes jihadistes dans le nord du Mali.

Cette partie du pays était alors tombée sous la coupe de groupes liés à Al-Qaïda, d’abord alliés de la rébellion, qu’ils avaient ensuite évincée.

Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

AFP

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