Paris-Rabat: Les autorités marocaines suspendent tous les accords de coopération judiciaire

Paris-Rabat: Les autorités marocaines suspendent tous les accords de coopération judiciaire

Tous les accords de coopération judiciaire entre le Maroc et la France sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Cette situation marque un nouveau développement dans la querelle diplomatique née de plaintes à Paris visant le patron du contre-espionnage marocain.

Le président français, François Hollande, et le roi du Maroc, Mohammed VI, le 24 mai 2012 à l'Elysée. (MAXPPP)

Le président français, François Hollande, et le roi du Maroc, Mohammed VI, le 24 mai 2012 à l’Elysée. (MAXPPP)

Tous les accords de coopération judiciaire entre le Maroc et la France sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Cette situation marque un nouveau développement dans la querelle diplomatique née de plaintes à Paris visant le patron du contre-espionnage marocain.

« Il a été décidé de suspendre l’exécution de toutes les conventions de coopération judiciaire entre les deux pays, pour en évaluer l’impact et les actualiser dans le but de remédier aux dysfonctionnements qui les entachent », a affirmé le ministère de la Justice.

Le Maroc a aussi décidé de rappeler le magistrat de liaison marocain en France en attendant des solutions garantissant le respect mutuel total des accords bilatéraux. Le ministre marocain de la Justice, l’islamiste Mustapha Ramid justifie cette décision par l’apparition de nombreux dysfonctionnements et lacunes dans (les) conventions entre Paris et Rabat. Le ministre fait référence à la descente de police française il y a une semaine à la résidence de l’ambassadeur du Maroc en France, en lien avec les plaintes visant le patron du contre-espionnage marocain. Le Maroc avance également d’autres raisons pour soutenir sa position.

« Le magistrat de liaison marocain accrédité à Paris a effectué des démarches en vue d’obtenir les éclaircissements nécessaires auprès des autorités judiciaires françaises sur le non-respect de ces conventions, et ce vainement durant trois jours. Cela dénote un comportement que les autorités judiciaires marocaines n’ont jamais observé dans leur coopération avec leurs homologues françaises.», a déploré Mustapha Ramid qui fustige des comportements constituant une atteinte grave aux règles élémentaires de la coopération entre les deux pays.

Cette situation témoigne du sérieux coup de froid que connaissent les relations entre la France et le Maroc depuis une semaine. La raison de cette bisbille est le dépôt de plaintes à Paris par une ONG pour torture et complicité de torture contre le Directeur général de la surveillance du territoire (DGST), Abdellatif Hammouchi. Le Maroc n’a pas du tout aimé la démarche. 

© Oeildafrique.com

 


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