Rappel des principales interventions militaires françaises en Afrique

Rappel des principales interventions militaires françaises en Afrique

Avec le soutien de la France, l’avancée des islamistes vers le sud du Mali a été stoppée le 11 janvier par l’action de l’armée régulière et ses alliés qui ont repris la ville de Konna conquise la veille par les rebelles d’Ansar Dine et du Mujao. Cette intervention française allonge de ce fait la liste des actions menées par Paris sur le continent africain pour restaurer la paix.

 

Peu avant la reconquête de Konna, le président François Hollande prévint que « la France répondrait » dans le strict cadre de l’ONU à la demande d’aide adressée par le président malien, Dioncounda Traoré, pour repousser l’offensive des groupes armés islamistes qui occupent totalement le nord du pays depuis neuf mois. Ce qui se fit sans tarder. Outre le Mali, la France s’était engagée militairement dans les pays ci-après :

 

Libye

En février 2011, Paris et Londres ont pris la tête de la mobilisation internationale pour arrêter la répression de la contestation contre le régime de Mouammar Kadhafi. L’aviation française participa activement aux frappes aériennes ayant abouti à la chute de l’ex-dirigeant libyen.

 

Côte d’Ivoire

En 2002, l’opération Licorne fut déployée sur place après le déclenchement d’une rébellion. La mission française parvint à protéger et évacuer les étrangers avant d’évoluer en une force de réaction rapide au profit des forces de l’ONU. En 2004, la France détruisit l’aviation ivoirienne en réponse à un raid des forces loyalistes sur un cantonnement militaire français qui avait tué neuf soldats à Bouaké, au centre du pays. Ce qui provoqua des manifestations antifrançaises à Abidjan, où une cinquantaine de manifestants ivoiriens tombèrent sous les balles de l’armée française. En avril 2011, l’intervention militaire française menée conjointement avec la mission de l’ONU permit l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara, notamment après six mois de conflit entre ses partisans et ceux de Laurent Gbagbo, qui refusait de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010.

 

Tchad

De 1968 à 1972, des contingents français participèrent à la lutte contre la rébellion dans le Tibesti (nord). Plus tard, soit de 1983-1984, la France engagea l’Opération Manta, forte de 3 000 hommes, pour faire face à une offensive d’opposants armés appuyés par la Libye. Deux ans après, soit en 1986, une autre action militaire française, dite « opération Épervier », à dominante aérienne fut déployée après une offensive antigouvernementale. En 2008, Paris apporta un appui décisif aux forces gouvernementales suite à une offensive rebelle sur N’Djamena, la capitale.

 

Centrafrique

En 1979, l’empereur Jean-Bedel Bokassa 1er est déposé par des parachutistes français de l’opération Barracuda). En 1996, soit à la suite de mutineries, l’opération Almandin assura la sécurité des étrangers puis l’évacuation de 1 600 personnes. L’année suivante, plus précisément après l’assassinat de deux militaires français, une opération française fut mandatée contre des mutins à Bangui. Les années 2006 et 2007 virent Paris intervenir dans le nord-est pour appuyer les troupes de Bangui face à des rebelles.

 

Zaïre (actuelle République démocratique du Congo)

En 1978, 600 légionnaires français se rendirent dans la ville de Kolwezi, au sud-est, pour secourir des milliers d’Africains et d’Européens menacés par des rebelles katangais. Cette mission fit suite à l’appel lancé par le président Mobutu Sese Seko d’aider son pays. L’opération coûta la vie à cinq légionnaires, mais permit à 2 700 Occidentaux d’être évacués. En 1991, les troupes belges et françaises réussirent à évacuer des étrangers après de violentes émeutes et pillages intervenus dans le pays. En 2003, l’opération Artémis dans l’Ituri, au nord-est, sécurisa la zone et mit fin à des massacres avant le déploiement de 2000 Casques bleus, dont 80% Français.

 

Comores

En 1989, après l’assassinat du président Ahmed Abdallah et la prise de contrôle du pays par les mercenaires du Français Bob Denard, quelque 200 soldats français débarquèrent sur place, contraignant ainsi ces derniers à quitter le pays. En 1995, un millier d’hommes participent à l’opération Azalée, mettant fin à un nouveau coup d’État de Denard.

 

Gabon

En 1964, notamment après une tentative de coup d’État contre le régime d’alors, des troupes aéroportées débarquèrent à Libreville. En 1990, Paris envoie des troupes dans la capitale gabonaise et à Port-Gentil en renfort du dispositif français, à la suite de graves émeutes. L’opération permit l’évacuation de quelque 1 800 étrangers.

 

Rwanda

Entre 1990 et 1993, la France dépêcha 600 soldats après une offensive du Front patriotique rwandais (actuellement au pouvoir) dans le nord-ouest pour évacuer les Européens qui s’y trouvaient. En avril 1994, 500 parachutistes évacuèrent plus d’un millier d’étrangers après la mort de Juvénal Habyarimana et le début des massacres qui se soldèrent par un génocide sans précédent. L’opération Turquoise menée de juin à août dans le sud-ouest du pays et dans les camps de réfugiés dans l’est du Zaïre est aussi à mettre à l’actif des interventions françaises en Afrique.

 

Nestor N’Gampoula


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