RDC: 2017 sera le reflet de notre conscience, de la conscience congolaise

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Nous sommes à la fin d’une année et au seuil d’une nouvelle année qui, déjà à l’horizon, s’annonce. Au Congo-Kinshasa, c’est toujours le même constat. Est là est de trop. Il date du 17 mai 1997. On prend juste une date. Car ce n’est pas tellement la date qui compte pour nous, mais l’état dans lequel le Congo-Kinshasa se trouve. Faut-il le rappeler au risque de faire dire à certains que nous répétons toujours la même chose. Ce qui est déjà connu. Sauf que nous ne le vivons ou ne le percevons pas tous de la même manière : notre humiliation du fait d’avoir été dominé pendant plus de 20 ans, ou 20 ans déjà en 2017 par Paul Kagamé et son cheval de Troie « Joseph Kabila » au Congo-Kinshasa.

Beaucoup d’entre nous refusent de reconnaitre, voire de ressentir cette domination comme une humiliation du peuple congolais. Ils peuvent avoir raison, car, tous, nous ne sommes pas pareils. Tous, nous ne sommes pas constitués de la même matière. C’est pourquoi cette lecture s’adresse aux Congolais, à ceux qui n’ont que le Congo-Kinshasa comme bien précieux, la terre de leurs aïeux à défendre, celle qu’ils légueront à leur progéniture et à la jeunesse congolaise.

Oui, quand on parle de Paul Kagamé, il s’agit de l’élite anglo-saxonne qui, par le biais de son mercenaire susmentionné, considère et traite le peuple congolais en ennemi, en adversaire. Alors que dans l’imaginaire populaire chez les Congolais et pour ceux qui collaborent avec cette élite, certains parmi nous se trompent et trompent la masse en la présentant comme étant ses partenaires. À les entendre parler et à vivre leur relation avec cet autrui, Il y a de quoi revisiter la définition des termes partenariat et partenaire surtout dans le commerce avec l’élite anglo-saxonne. Un jour, on en reparlera. Pour aujourd’hui, nous disons aux nôtres que 2017 ne saura être que le résultat de ce que nous aurons à poser comme actes. Puisque cette année attend d’être remplie par nous, nous exige notre histoire. Ainsi, elle sera le reflet de notre conscience, libre et digne.

Nous avons subi une guerre. Sans que nous, comme peuple, nous fassions la guerre. Nous parlons du génocide. Nous nous sommes laissés tuer et massacrer sans nous battre. Nous parlons de guerre d’agression du Congo, d’occupation du pays. Mais comment nous en sommes arrivés là, à plus de 8 000 000 de morts au Congo ? Saurons-nous répondre un jour en nous regardant dans les yeux ? Dire comment les meurtriers sont venus au Congo et ils ont pu tuer plus de 8 000 000 de Congolais sans que nous ne soyons en mesure de compter le nombre de morts parmi ces assaillants ? Ils tuent les nôtres. Il me semble que nous ne soyons pas en mesure de protéger des enfants que nous envoyons nous-mêmes à l’abattoir. Même pas se servir de leur mort pour changer les rapports de force et recouvrer ainsi la terre de nos ancêtres.

Certes que chacun fait ce qu’il peut, ce qu’il a compris, ce que son intelligence, son expérience et ses intérêts lui permettent de saisir, mais des Congolais doivent comprendre une seule chose que, tous, nous avons qu’une seule terre : le Congo-Kinshasa. C’est notre terre. Et pour cette terre de quoi sommes capables d’offrir en échange pour la mériter, pour qu’elle soit notre comme les Britanniques de la Grande Bretagne, comme les Français de la France, comme les Américains de l’Amérique, comme les Chinois de la Chine, comme les Russes de la Russie.

Le professeur Andrej Fursov, directeur du Centre d’études russes à l’Université des sciences humaines de Moscou et membre de l’Académie internationale des sciences (Munich) a, dans une interview publiée à Horizons et Débats, déclaré ce qui suit, notamment : « […] les Atlantistes se voient confrontés […] à une autre puissance mondiale, qui peut se mesurer à eux […] qui représente une civilisation totalement différente. C’est la Chine […] Pour la première fois, l’élite anglo-américano-juive, qui s’était formée au cours des derniers siècles et est devenue une conquête organisationnelle historique de l’Occident, a été confrontée ici à un adversaire […] d’un genre non-occidental (car la direction de l’URSS était la transposition d’un projet de gauche de l’Occident, d’un jacobinisme de l’époque moderne). Par ailleurs, le segment européen de l’élite occidentale se trouve en face d’un segment chinois pas moins ancien et peut-être même plus ancien, d’où il reçoit aussi l’expérience historique. Orienté tout autant vers les valeurs matérielles, le commerce et l’argent. Mais ayant encore l’esprit très aventureux, car à l’évidence les Chinois ont leur propre système criminel mondial. Le but de l’Occident : voir tomber la Chine, la séparer des sources d’approvisionnement en matières premières et l’étouffer technologiquement ».

Je ne nous souhaite pas, et je refuse, une bonne année. Sauf que je nous pose une seule question si on est capable de se constituer en une élite qui saurait faire face à tous les prédateurs et porter si haut l’ambition Congo-Kinshasa ? Je vous parle du Congo. Alors, de grâce, évitez de me parler de vos gourous.

Mufoncol Tshiyoyo


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