RDC: à Kibumba, le départ des rebelles réjouit la population

RDC: à Kibumba, le départ des rebelles réjouit la population
Des enfants jouent sur un char brûlé par les rebelles du M23 avant leur déroute, le 31 octobre 2013 à Kibumba

Des enfants jouent sur un char brûlé par les rebelles du M23 avant leur déroute, le 31 octobre 2013 à Kibumba

Quelques enfants jouent sur un char brûlé par les rebelles avant leur déroute. A Kibumba, dans l’Est de la République démocratique du Congo, les traces des récents combats sont encore fraîches et on se réjouit du départ du M23.

Deux militaires regardent les gamins tourner le canon, monter et descendre du char. « On ne peut pas dire clairement que le M23 est fini, mais on souhaite qu’il le soit ! » dit l’un d’eux, qui a participé à la bataille de Kibumba, libérée dans les premiers jours de l’offensive lancée le 25 octobre par l’armée congolaise, épaulée par la force de l’ONU, contre le Mouvement du 23 Mars.

Sur l’herbe verdoyante du plateau à la sortie de la localité, quatre chars de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) ont leur canon dirigé vers le mont Hehu, sur la frontière avec le Rwanda, où avait subsisté la dernière poche de résistance des rebelles.

A 25 km environ au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, les Forces armées de la RDC (FARDC) et le M23 étaient distants de moins d’un kilomètre avant la bataille. Des deux côtés restent des tranchées profondes, protégées par des blocs de lave du volcan Nyiragongo, qui domine le plateau.

Sur son vélo, Fiston, 20 ans, un habitant de Goma, se rend à Kibumba. « Je vais acheter des choux pour manger. Avant, j’avais peur parce que le M23 maltraitait la population. Je suis très content du boulot de l’armée, je les félicite ! La Monusco aussi, même si elle n’a pas tiré », explique le charretier.

Sur des tshukudus, trottinette géantes en bois, des hommes transportent de gros sacs de choux et autres légumes. De gros camions transportent également des vivres.

Quatre femmes portant des poireaux sur la tête a l’aide d’un tissu fixé sur leur front égrènent de mauvais souvenirs. « Quand le M23 était là, on allait chercher des légumes, mais on avait peur et ils nous taxaient », explique Anuarite, 25 ans. Depuis les derniers combats, la taxe n’existe plus.

Quand les affrontements ont repris, « le M23 a pris des jeunes garçons pour transporter leur matériel. Ensuite, il les ont tués », « ils étaient dix », affirme-t-elle. Discrètement, Fouraha, 35 ans, opine: l’une des victimes était un de ses proches.

Une dizaine de soldats passent, a pied. L’un porte un matelas, un autre une natte. Ils refusent de parler.

Sur un petit marché de Kibumba, des brochettes grillent, on vend du maïs grillé, des fruits… Des soldats discutent entre eux, ou avec des habitants.

David, âgé de 16 ans, vend des maracujas (fruits de la passion). « On a fui au Rwanda » la nuit à cause des bombes, « nous sommes revenus dimanche », trois jours après, dit-il. « Nous sommes très contents des FARDC, ils ont bien travaillé ! »

Avec l’AFP


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