RDC : L’opposant Diomi Ndongala écope de dix ans de prison

RDC : L’opposant Diomi Ndongala écope de dix ans de prison

L'opposant congolais Diomi Ndongala

L’opposant congolais Diomi Ndongala

La Cour suprême de la République Démocratique du Congo (RDC) a condamné mercredi, l’opposant Eugène Diomi Ndongala à dix ans de prison pour viol sur mineures.

Une condamnation sans surprise pour les responsables de son parti « Démocratie chrétienne » qui ont dénoncé un procès politique destiné à écarter leur leader du terrain politique.

En effet, c’est en juin 2012 que l’affaire s’est déclenchée avec la disparition d’Eugène Diomi Ndongala. Ses proches avaient estimé qu’il a été enlevé par les services de sécurité de l’État parce que l’homme dénonçait des irrégularités lors des législatives et de la présidentielle de 2011. Il avait même envisagé juste avant sa disparition de mener différentes actions politiques pour réclamer la vérité des urnes.

Elu député avant de refuser de siéger à l’Assemblée nationale, le gouvernement soutenait que M. Ndongala avait fui pour se soustraire à la justice qui serait à ses trousses pour le viol de deux mineures. Eugène Diomi Ndongala a réapparu quatre mois plus tard, à la veille du sommet de la Francophonie à Kinshasa, à la prison centrale de la capitale congolaise.

Pour faciliter l’instruction au juge, l’Assemblée nationale lève son immunité en janvier 2013. L’opposant sera également déchu de son mandat de député et accusé de tentative de déstabilisation. Le 8 juillet 2013, Eugène Diomi Ndongala comparait pour la première fois devant la Cour suprême pour viol sur mineures.

Les Conseils de l’opposant sont restés constants dans leur position. Ils ont soulevé tout au long du processus, de nombreuses irrégularités et autres curiosités, parmi lesquelles la disparition du coaccusé, qui a lui été remis en liberté – et qui n’est jamais venu témoigner au procès – ou encore le fait que cinq juges au lieu de sept ont rendu cette décision, après 18h, en l’absence de l’accusé ou de ses avocats.

D’ores et déjà, l’un des avocats en la personne de Me Richard Bondo annonce qu’ils vont introduire une demande de révision du procès devant la Cour de cassation.

© Oeildafrique.com

 


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