RDC: Omar El-Béchir à Kinshasa, 90 associations réclament son arrestation

RDC: Omar El-Béchir à Kinshasa, 90 associations réclament son arrestation

Le président soudanais Omar El-Béchir est présent à Kinshasa depuis mardi. Son déplacement s’inscrit dans le cadre du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Marché Commun de l’Afrique de l’Est et Australe qui a été ouvert ce mercredi par le président congolais Joseph Kabila. Pour plusieurs observateurs, il s’agit d’un nouveau défi que M. Béchir a lancé à la Cour Pénale Internationale (CPI) qui a lancé contre lui un mandat d’arrêt international pour crime contre l’humanité.

Le président soudanais, Omar el-Béchir  © AFP/Archives

Le président soudanais, Omar el-Béchir © AFP/Archives

Le président soudanais Omar El-Béchir est présent à Kinshasa depuis mardi. Son déplacement s’inscrit dans le cadre du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Marché Commun de l’Afrique de l’Est et Australe qui a été ouvert ce mercredi par le président congolais Joseph Kabila. Pour plusieurs observateurs, il s’agit d’un nouveau défi que M. Béchir a lancé à la Cour Pénale Internationale (CPI) qui a lancé contre lui un mandat d’arrêt international pour crime contre l’humanité.

Ainsi, près de 90 associations de la République démocratique du Congo (RDC) ont exigé son arrestation par les autorités congolaises en vue de le transférer à la CPI. « La RDC, de par ses obligations résultant du traité de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI), qu’elle a ratifié, ne pouvait pas inviter le président El-Béchir et se doit de coopérer avec la Cour et d’exécuter les mandats d’arrêt qu’elle émet », ont indiqué ces Organisations dans un communiqué qu’elles ont publié.

Pour les signataires de la note, l’arrestation par la RDC du président soudanais Omar el-Béchir, recherché par la CPI ne sera que le respect des engagements internationaux auxquels les autorités congolais ont souscris.

« La RDC doit clairement démontrer qu’elle est du côté de la justice et des victimes, pas du côté des suspects », indique pour sa part Descartes Mpongo, secrétaire exécutif de l’Action des Chrétiens Activistes des Droits de l’Homme, basée dans la province du Sud-Kivu (est).

Le président soudanais Omar el-Béchir est poursuivi par la CPI qui a lancé des mandats d’arrêt datant de 2009 et 2010 contre lui. Le chef d’Etat est soupçonné de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide dans le conflit du Darfour, une vaste région de l’ouest du Soudan. Depuis ces mandats, il a pu voyager dans plusieurs pays africains sans être inquiété.

M. El-Béchir bénéficie de la protection de l’Union Africaine de la solidarité incompréhensible parfois entre les Chefs d’Etat du continent qui ne se soucient que de leur bien-être et de leur devenir, oubliant royalement les préjudices subis par plusieurs milliers d’africains qui subissent des crimes de guerres dans les zones en conflit. Pour une fois encore et au nom d’Omar El-Béchir, la RDC ignore les obligations à elle faite par le traité de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI), qu’elle a ratifié. 

© Oeildafrique.com

 

 


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