RDC : Rentré à Kinshasa, Felix Tshisekedi se prépare à être nommé Premier Ministre

Félix Tshisekedi lors de la signature de l'accord politique conclu le 31 décembre à Kinshasa, République démocratique du Congo. © John Bompengo/AP/SIPA

Félix Tshisekedi lors de la signature de l’accord politique conclu le 31 décembre à Kinshasa, République démocratique du Congo. © John Bompengo/AP/SIPA

Le feuilleton de la nomination de Felix Tshisekedi au poste de Premier Ministre de la République Démocratique du Congo semble arriver à la fin. Selon les informations parvenues à la rédaction d’Œil d’Afrique, ce n’est plus qu’une question de jours.

De retour à Kinshasa après un séjour à Bruxelles afin d’organiser les obsèques de son père, Felix Tshisekedi voit la longue attente prendre fin. L’application « l’accord de la saint sylvestre » qui prévoit la nomination d’un nouveau premier ministre issu du Rassemblement des forces acquises au changement est une victoire pour l’opposition. Une facette de l’héritage d’Etienne Tshisekedi, c’est-à-dire la constance dans son combat politique.

Si Felix va finalement occuper le poste tant convoité, cette nomination aura un double effet. En effet, Joseph Kabila pourra bénéficier de la mise à l’arrêt de la dynamique dont jouissait le Rassemblement depuis son lancement. Une belle occasion pour le Président Congolais de donner un coup d’arrêt à un groupement qui bénéficié de l’aura d’Etienne Tshisekedi et de la manne financière de Moïse KatumbiTout comme à l’UDPS, où certains acteurs devront en cas de nomination rentrer dans les rangs. Les dissensions internes devraient vite disparaître et Felix Tshisekedi prendra finalement la tête du parti. Une direction qui pourrait lui être contester en cas contraire. Les possibles frondeurs restent prêts à agir.

Avec qui gouverner ?

Une fois arrivée à la primature congolaise, Felix Tshisekdi devra réussir la composition de son gouvernement. Selon l’accord du 31 décembre 2016, le futur gouvernement devra compter 53 membres dont 21 postes pour la majorité présidentielle, 16 pour le rassemblement, 11 l’opposition signataire de l’accord de la cité de l’OUA, 3 pour l’opposition républicaine et 2 pour la société civile.

Si les ministères régaliens (Défense, Affaires étrangères, intérieur, justice) sont directement en lien avec la présidence, les autres postes vont devenir une équation à multiples inconnus tant le risque de créer des mécontents est réel. Comment satisfaire les leaders du G7 (Olivier Kamitatu, Delly Sesanga…) ? Que dire de l’UDPS et ces compagnons d’Etienne Tshisekedi qui voient en cette nomination une occasion unique pour eux d’arriver aux affaires ?

Joseph Kabila a-t-il fait preuve de bon sentiment ? Les valeurs bantus ont-ils pris le pas sur le combat politique ? Ces deux hommes, fils d’héros nationaux devront composer ensemble afin de sortir le Congo de cette longue crise politique. Le nouveau Premier Ministre devra en priorité réussir l’organisation des futures élections. Et c’est uniquement sur cela que les congolais le jugeront.

Roger Musanjdi Nzanza

Roger Musandji

Roger Musandji

Fondateur de RM COMMUNICATION, société éditrice d'Oeil d'Afrique.


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