RDC: seuls deux soldats congolais arrêtés depuis les viols de Minova

RDC: seuls deux soldats congolais arrêtés depuis les viols de Minova

Seuls deux soldats congolais ont été arrêtés pour les nombreux viols commis en novembre en République démocratique du Congo dans la région de Minova (est) malgré d’abondants témoignages et demandes répétées de l’ONU, a indiqué vendredi le porte-parole de l’ONU.

Une enquête de la Monusco (mission de l’ONU en RDC) a permis de recenser au moins 126 femmes violées fin novembre 2012, quand des soldats gouvernementaux ont fui l’avancée des rebelles du M23 près de Goma (est de la RDC). Les enquêteurs ont recueilli au total 400 témoignages, dont 200 « liés à des agressions sexuelles », a précisé Martin Nesirky.

A la fin de l’an dernier, a-t-il expliqué, onze soldats des forces gouvernementales (FARDC) avaient été arrêtés en liaison avec ces événements, dont deux sous l’accusation de viol. « Il n’y a eu, depuis lors, aucune autre arrestation », bien que l’ONU ait identifié « deux bataillons des FARDC impliqués dans des viols de masse et d’autres violations des droits de l’homme ».

M. Nesirky a confirmé que la Monusco avait menacé de ne plus coopérer avec ces deux bataillons, qu’il n’a pas voulu nommer, si les soldats accusés n’étaient pas jugés.

La Monusco a envoyé une première lettre en ce sens au chef d’état-major de l’armée congolaise le 4 février et une « injonction finale » le 18 février. Le porte-parole a refusé de préciser combien de temps l’ONU laissait aux autorités congolaises pour agir.

Un responsable de l’ONU s’exprimant sous couvert d’anonymat avait indiqué jeudi que l’utimatum expirait dans le courant du mois de mars.

« La Monusco est en contact avec les autorités congolaises au plus haut niveau pour s’assurer que les responsables présumés, y compris les commandants des forces congolaises, soient jugés et sanctionnés », a déclaré M. Nesirky.

Les viols ont été commis entre le 20 et le 30 novembre 2012 dans la région de Minova, près de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu (est). Les rebelles du M23 avaient pris Goma fin novembre après en avoir chassé les FARDC.
© 2013 AFP


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