RDC : Tshisekedi réaffirme son refus du dialogue avec Kabila

Le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi

Le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi

Edem Kodjo, le médiateur de l’Union africaine dans la crise politique en République Démocratique du Congo a rencontré jeudi à Bruxelles, le président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi. A l’occasion, l’opposant historique a réaffirmé le refus de son parti de participé au dialogue convoqué unilatéralement par le président Kabila.

Tshisekedi a réaffirmé sa position sur son refus de dialoguer avec Joseph Kabila. Du moins, c’est le contenu d’n communiqué de la présidence de l’UDPS, qui résume les échanges entre Etienne Tshisekedi et Edem Kodjo lors d’une rencontre à Bruxelles.

La source indique que les deux personnalités ont discuté pendant près de deux heures en présence de leurs collaborateurs respectifs. 

«Ils ont échangé sur la nécessité d’un dialogue politique visant à éviter à ce grand pays d’Afrique une crise majeure qui serait néfaste à la stabilité des institutions et du processus démocratique», lit-on dans le communiqué de l’UDPS.  

A l’occasion, Etienne Tshisekedi a signifié à Edem Kodjo qu’il reste attaché à l’accord-cadre d’Addis-Abeba.

Le patron de l’UDPS réaffirme donc son rejet du dialogue unilatéral proposé par Joseph Kabila, son attachement au respect de la constitution, son engagement à l’alternative démocratique en 2016, sa détermination de ne pas violer le pacte républicain issu du dialogue inter congolais de Sun City et qui fonde la Constitution. En plus, M. Tshisekedi s’engage à ne pas trahir les aspirations légitimes du peuple aux pratiques démocratiques.

Edem Kodjo, désigné médiateur le 14 janvier dernier par la présidente de la Commission de l’Union africaine, s’était rendu à Kinshasa pour prendre contact avec la classe politique et les forces vives congolaises au sujet du dialogue initié par Joseph Kabila.

En RDC, plusieurs partis et regroupements de l’opposition refusent le dialogue de Kabila. Ils estiment qu’il s’agit d’un moyen de refus du pouvoir d’organiser l’élection présidentielle à la fin de cette année. 

Parmi ces partis et regroupements de partis, on cite le G7, groupe de sept partis politiques exclus de la majorité présidentielle en septembre 2015 pour avoir demandé à Joseph Kabila la tenue de l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels. On cite également l’UNC de Vital Kamerhe, MLC, l’Ecide de Martin Fayulu.

L’opposition modérée quant à elle appelle à une transition politique pour préparer les élections.  Réélu à la tête de la RDC en 2011, Joseph Kabila termine son mandat en décembre 2016. L’homme n’a plus la possibilité de se représenter. Ses adversaires lui prêtent l’intention de vouloir encore rester au pouvoir.

© OEIL D’AFRIQUE


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