Togo: inculpation de Jean-Pierre Fabre dans l’affaire de l’incendie des marchés

Togo: inculpation de Jean-Pierre Fabre dans l’affaire de l’incendie des marchés

Un des chefs de l’opposition togolaise, Jean-Pierre Fabre, a été inculpé avec un autre opposant dans l’affaire des incendies qui ont ravagé deux marchés du pays en janvier, a indiqué mercredi à l’AFP son avocat.

M. Fabre et Abass Kaboua ont été inculpés mardi de complicité de destruction de biens publics et de groupement de malfaiteurs, a déclaré Me Dodji Apévon. Il a précisé que les deux opposants n’avaient pas été placés sous mandat de dépôt et que leurs domiciles avaient été perquisitionnés.

Le procureur de la République Essolissam Poyodi a confirmé mercredi à l’AFP l’inculpation de M. Fabre, qui avait été le principal opposant du président Faure Gnassingbé lors du scrutin présidentiel de 2010.

MM. Fabre et Kaboua, respectivement président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et du Mouvement des républicains centristes (MRC), sont tous deux membres du Collectif Sauvons le Togo (CST) qui réunit plusieurs partis d’opposition et des membres de la société civile togolaise.

Selon Me Apévon, les deux hommes ont déclaré ne pas reconnaître les faits qui leur sont reprochés.

Le principal marché de Lomé et le marché de Kara, à 420 km au nord de la capitale togolaise, avaient été ravagés en janvier par des incendies qui n’avaient pas fait de victime mais occasionné des pertes financières importantes –environ 6 milliards de FCFA (9 millions d’euros)– , selon les résultats d’une commission mise en place par le gouvernement.

Le gouvernement avait dénoncé des actes criminels et 31 personnes, pour la plupart des membres de l’opposition, ont été inculpées dans cette affaire.

Le 26 février, trois autres responsables du collectif Sauvons le Togo, Zeus Ajavon, Jil Benoît Afangbédji et Raphaël Kpandé-Adzaré avaient également été inculpés de complicité de destruction de biens publics et de groupement de malfaiteurs.

L’ancien Premier ministre togolais et responsable de l’opposition Agbéyomé Kodjo, inculpé et incarcéré mi-janvier, a été remis en liberté le 25 février.

Quelques partisans de lopposition, qui avaient tenté de se rassembler devant la gendarmerie mardi soir lors de laudition des deux opposants, ont été dispersés aux gaz lacrymogènes, ont indiqué à lAFP des sources proches de la gendarmerie.

Le CST a plusieurs fois manifesté ces derniers jours à Lomé pour demander la libération de tous les opposants arrêtés et exiger une enquête internationale.

 

AFP

Bona

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