Togo : Une grève des hôpitaux retient les cadavres dans les morgues

Togo : Une grève des hôpitaux retient les cadavres  dans les morgues
La morgue du Centre Hospitalier Sylvanus Olympio 1

La morgue du Centre Hospitalier Sylvanus Olympio|© BBC

La grève de 72 heures entamée dans les services publics du Togo et qui s’achève ce vendredi pourra obliger certaines familles à reporter les funérailles de leurs morts pour faute de disponibilité des corps pour procéder à l’enterrement. Les hôpitaux du Togo, particulièrement les morgues, sont fermées.

La morgue du Centre Hospitalier Sylvanus Olympio, qui est le seul établissement à Lomé est désertée par ses agents. Ces derniers sont en grève depuis mercredi. Plusieurs familles qui entendaient procéder aux enterrements qui se font de plus en plus les vendredis, n’ont pas eu la possibilité de retirer les corps dans la soirée de jeudi ou même dans la journée de vendredi.

Depuis jeudi, le constat fait est que l’ambiance n’est plus la même au niveau de la morgue. La principale porte donnant accès aux locaux du service reste fermée.

Samana Kodjovi, un agent privé d’entretien de corps se voit impuissant devant les plaintes des visiteurs. Le morguier qui était présent sur les lieux pour évacuer des cas de force majeure a expliqué ne rien pouvoir faire les familles.

De son côté, Ten Bataka, seul agent présent dans le service, a indiqué qu’il était au poste pour faire comprendre aux familles que les agents hospitaliers du Togo sont en grève tout comme les autres secteurs.

Pour les familles qui se plaignent de la situation, les morguiers demandent qu’elles se plaignent auprès du gouvernement. Du coup, plusieurs familles ont dû repousser leur enterrement mais devront faire face à des frais supplémentaires.

Par ailleurs, depuis mercredi, les secteurs de l’enseignement et de la santé sont paralysées par la grève de 72 heures lancée par la Synergie des Travailleurs du Togo, devenue une centrale syndicale.

Le mouvement a pour but d’amener le gouvernement à améliorer les conditions de vie et de travail des agents de la fonction publique du Togo. Ces trois dernières années les revendications sociales ne cessent de se multiplier au Togo.

Dans la foulée, un préavis de grève de deux jours vient d’être déposé sur la table du gouvernement par la coordination de six autres centrales syndicales. Les syndicats réclament le redressement des salaires sur le SMIG et l’intégration d’un taux forfaitaire de 20 et 3 millions aux salaires, le tout couronné par la prise du décret d’application du nouveau statut général de la fonction publique togolaise, voté depuis plus de deux ans maintenant.

Didier Assogba
© OEIL D’AFRIQUE


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