RDC

Mike Tyson contre Floyd Mayweather : Kinshasa va de nouveau faire trembler le monde

Mike Tyson contre Floyd Mayweather

Il y a des villes qui ont une relation particulière avec l’histoire. Kinshasa en est une. En octobre 1974, elle avait offert au monde le « Rumble in the Jungle »  Muhammad Ali contre George Foreman, l’un des plus grands moments sportifs du XXe siècle. Plus d’un demi-siècle plus tard, la capitale congolaise s’apprête à écrire un nouveau chapitre de cette légende.

Le 25 avril 2026, Mike Tyson et Floyd Mayweather s’affronteront dans un combat d’exhibition à Kinshasa, le même pays qui avait accueilli la légendaire rencontre de 1974. L’événement est promu par CSI Sports et Fight Sports sous l’étiquette éloquente de « Legend vs. Legend ».

Mike Tyson, 59 ans, affiche un palmarès de 50 victoires dont 44 avant la limite. L’ancien champion du monde des poids lourds n’est plus remonté officiellement sur un ring depuis sa défaite face à Jake Paul en novembre 2024. Face à lui, Floyd Mayweather, 48 ans, reste invaincu en 50 combats professionnels et titré dans cinq catégories différentes. Deux monuments. Un seul ring. Et Kinshasa pour décor.

Mais la soirée ne se limitera pas à ces deux légendes. Selon Ferdinand Ilunga, président de la Fédération congolaise de boxe, le Français Tony Yoka et le Congolais Martin Bakole ont donné leur accord pour s’affronter lors de cette même soirée au Stade des Martyrs, en lever de rideau du duel principal. « Les deux camps sont d’accord pour s’affronter. C’est déjà fait, on a déjà finalisé le protocole d’accord », a-t-il affirmé.

Ce choc Yoka-Bakole a une saveur particulièrement piquante. Les deux boxeurs s’invectivent depuis des semaines sur les réseaux sociaux, Yoka ayant lancé les hostilités en affirmant publiquement que son adversaire ne devait sa notoriété qu’à leur rivalité passée. Tony Yoka, dont le père est originaire de RDC, avait récemment été reçu par le président Félix Tshisekedi à Kinshasa pour présenter un projet ambitieux de création d’une académie de boxe destinée à former les jeunes talents congolais. Ce combat sur le sol de ses racines familiales prend donc une dimension supplémentaire, bien au-delà du sport.

Pour la RDC, cet événement dépasse largement le cadre sportif. Il s’inscrit dans une tradition. Cinquante ans après Ali-Foreman, le pays veut montrer au monde qu’il reste une terre de boxe. Les infrastructures, l’organisation, l’accueil : tout sera passé au crible. Car derrière la nostalgie, il y a un enjeu d’image.

Le 25 avril 2026, deux combats se joueront à Kinshasa. L’un entre des légendes de 59 et 48 ans. L’autre entre deux héritiers qui se disputent l’avenir du ring. Et entre les deux, la RDC, meurtrie, debout, rugissante, qui dira au monde : nous sommes encore là.

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