Pour leur tout premier baptême du feu en Coupe du monde, les Requins Bleus du Cap-Vert ont écrit l’une des plus belles pages de leur histoire footballistique ce lundi 15 juin au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta. Face à la redoutable Roja espagnole, championne d’Europe en titre et grande favorite du tournoi, les insulaires ont arraché un match nul héroïque (0-0), prouvant à la face du monde que le football africain n’a plus de complexes à nourrir.
Un mur bleu face au « handball » espagnol
Sur le papier, le duel s’annonçait déséquilibré, presque David contre Goliath. Fidèles à leur réputation, les Espagnols ont immédiatement confisqué le ballon, faisant circuler le cuir de gauche à droite dans un style digne d’un match de handball. Mais c’était sans compter sur la discipline tactique de fer imposée par le sélectionneur capverdien.
Regroupés en un bloc ultra-solide, les Requins Bleus ont fermé tous les espaces, transformant leur moitié de terrain en forteresse imprenable. Si Pedri a bien tenté d’allumer la première mèche à la 15e minute, sa frappe s’est heurtée à un homme qui allait devenir le cauchemar de la soirée pour les Ibériques : Vozinha.
Vozinha, le gardien volant en état de grâce
Plus le match avançait, plus la pression espagnole se faisait suffocante. Pourtant, chaque assaut de la Roja est venu se briser sur le dernier rempart capverdien.
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39e minute : Après une barre transversale trouvée par Torres, Vozinha s’interpose magistralement face à une tête lobée d’Oyarzabal.
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45e minute : Le portier capverdien capte une frappe lourde de Torres, avant de s’envoler dans les arrêts de jeu de la première période (45e+3) pour détourner du bout des gants une tête rageuse de Laporte.
À la pause, le score est de 0-0. Le Cap-Vert plie, souffre, mais ne rompt pas. L’Afrique retient son souffle.
Le cadenas capverdien est resté inviolable
Au retour des vestiaires, le scénario reste inchangé. L’Espagne pousse, fait entrer ses pépites et ses dynamiteurs de défense — notamment le prodige Lamine Yamal (71e), puis Dani Olmo et Nico Williams en fin de match. Rien n’y fait. Le vent de l’histoire soufflait du côté de l’archipel africain ce lundi.
Malgré un total affolant de 23 tirs pour les champions d’Europe, la clé du cadenas capverdien est restée introuvable. Au coup de sifflet final, la délivrance : les cinq minutes de temps additionnel n’ont rien changé à l’héroïsme des Requins Bleus.