Critique de l'opposition RDC - Patrick Mbeko : "Le professeur Elikya Mbokolo a raison de dénoncer Moïse Katumbi et Felix Tshisekedi."

L'écrivain congolais, Patrick Mbeko

On peut reprocher bien de choses au professeur Elikya Mbokolo. Mais a-t-il tort lorsqu’il déclare que l’opposition congolaise est moribonde ? Ses critiques à l’endroit de Félix Tshilombo dit Tshisekedi, de Moise Katumbi, de Jean-Pierre Bemba et de Sindika Dokolo ne sont pas dénuées de sens.

En effet, ce n’est pas parce qu’on s’est enrichi frauduleusement sur le dos des Congolais ou qu’on est le fils biologique d’un ancien opposant historique — qui, par ailleurs, n’a rien légué à la postérité au plan idéologique — qu’on peut prétendre diriger la République à Démocratiser du Congo. Le Congo de Lumumba est trop important pour le laisser aux mains des gens sans aucune conscience politique et historique, des gens incapables de comprendre les enjeux auxquels le pays est confronté.

Félix Tshisekedi et Moise Katumbi n’ont pas les aptitudes intellectuelles nécessaires pour diriger un pays comme le Congo; le bilan de Jean-Pierre Bemba à l’époque où il était vice-président n’est pas fameux; Vital Kamerhe est un homme brillant, mais il suscite toujours la méfiance; quant à Sindika Dokolo, pas grand-chose à dire à son sujet. Il n’est pas prétendant à la magistrature suprême, mais à l’écouter, on réalise qu’il est un peu trop dans le vent. Sa connaissance des enjeux est problématique et son entourage est une catastrophe. Comme la plupart des politiciens congolais, il est entouré de flatteurs, de gens qui s’intéressent plus à ses dollars qu’à sa vision.

Bref, le prof Mbokolo n’a pas totalement tort. La médiocrité règne au Congo à tous les niveaux. À l’heure actuelle, personne, parmi ces opposants, n’est capable de relever les défis auxquels le pays est confronté. Je ne crois pas en la nécessité d'organiser les élections dans les conditions calamiteuses actuelles, mais s’il faut choisir un candidat unique de l’opposition, mieux vaut choisir entre Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe et Freddy Matungulu. Ce ne sont pas mes choix, mais bon... C’est beaucoup mieux que le duo Félix-Katumbi et beaucoup moins que le docteur Denis Mukwege, qui a tout d’un homme d’État (bien qu'il refuse de se lancer en politique) et qui se sacrifie pour que nos mamans et nos sœurs aient le sourire.

Patrick Mbeko

Videos

Analyses et Opinions

Le NFAC , les nouveaux Black Panthers ?

Qui est la NFAC, la milice armée noire qui défile dans les manifestations anti-racisme ?

Alors que les tensions raciales se multiplient aux États-Unis, une nouvelle milice afro-américaine a récemment vu le jour outre-Atlantique : la Not Fucking Around Coalition (NFAC). Qui sont ces femmes et ces hommes ? Eléments de réponse.Leurs visages sont régulièrement cagoulés de noirs, leurs vêtements arborent la même couleur. Ces citoyens américains portent des armes, bien visibles.
Le président français Emmanuel Macron reçoit son homologue ivoirien Alassane Ouattara à l'Elysée, le 4 septembre 2020. Crédit : @AOuattara_PRCI

Côte d'Ivoire: Ce qu'il faut retenir de la rencontre Ouattara Emmanuel Macron sur le 3e mandat

Le président Ivoirien Alassane Ouattara a été reçu à déjeuner ce vendredi 4 septembre 2020 à l’Elysée par le président Emmanuel Macron. En marge de ce qui a été de ce déjeuner de travail, un tête-à-tête entre les deux homologues. La question du 3e mandat et la position de Paris surement au cœur de ce huis-clos.
Marche contre la révision constitutionnelle au Mali. / Image d'illustration

Afrique: La révision des Constitutions pour conserver le pouvoir en Afrique

Le président ivoirien Alassane Ouattara et le guinéen Alpha Condé misent sur la modification de la Constitution pour espérer briguer un nouveau mandat avec pour argument que les "compteurs sont remis à zéro".
Guillaume Soro, Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo. AFP

Côte d’Ivoire recherche désespérément leader politique.

La Côte d’Ivoire a eu soixante ans ce 7 août 2020. A cette occasion, son président lui a offert un cadeau d’anniversaire de très mauvais goût. Alassane Dramane Ouattara est revenu sur sa promesse de ne pas briguer un troisième mandat. C’est ce que lui aurait demandé avec insistance une majorité de sa famille politique. Il a cédé à la tentation du combat de trop. Soit par suivisme, soit par égoïsme, ou alors sous l’effet conjugué des deux.
Kader Diarrassouba, Jeune ivoirien, exilé en France depuis 6 mois, membre Générations et Peuples Solidaires ( GPS )

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République de France, par Kader Diarrassouba

Monsieur le Président, votre élection à la tête de la république française le 7 mai 2017 a sonné pour bien de jeunes africains comme un nouvel espoir, l’espoir qui diminue la peine de toutes les politiques antérieures de la Françafrique. Politique néo-coloniale décrite par François-Xavier Verschave comme « une nébuleuse d’acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et lobbies, et polarisé sur l’accaparement de deux rentes : les matières premières et l’aide publique au développement.
Rex Kazadi, secrétaire général de Ba patriotes ya Kongo (BPK)

RDC: Rex Kazadi demande à la ville de Kinshasa de déboulonner le statue de Leopold II

Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, ancienne colonie Belge va-t-elle enboiter le pas d'Anvers et déboulonner la statue du roi Leopold II ? C'est en tout cas le souhaite de Rex Kazadi, secrétaire général de Ba patriotes ya Kongo (
Aimé Gata-Kambudi, Juriste spécialisé en Droit Public Approfondi

La gestion de la crise institutionnelle au Kongo central est-elle la preuve  d'un Etat de droit à géométrie variable ?

Une analyse chronologique et démonstrative de la crise qui tend à l’ingouvernabilité de la province, par Aimé Gata-Kambudi.