Le collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi, à Brazzaville, a lancé le lundi 5 octobre 2026 un préavis de grève de 72 heures. Ses trois syndicats, le SYNALU, le SYPENES et le SYNESUP, comptent sept mois de salaires impayés aux agents de l’université : août et septembre 2024, puis mai, juin, juillet, août et septembre 2026.
Réunis au siège du SYNESUP, dans le complexe universitaire de l’avenue Bayardelle, les secrétaires généraux Bienvenu Mpapougou pour le SYNALU, Léon Makita Ndoumba pour le SYPENES et Fernand Owonda pour le SYNESUP ont signé une déclaration qui tient lieu de préavis. Le délai court à compter du 5 octobre.
Le texte pose trois exigences au gouvernement : le paiement de tous les salaires dus, le paiement de toutes les heures diverses dues, et la « concomitance » des salaires de l’université avec ceux de la Fonction publique. Le collège relève une « absence de concomitance » : les agents de Marien-Ngouabi ne sont pas payés en même temps que les fonctionnaires. La déclaration invoque aussi « les engagements non tenus par le Gouvernement de la République », sans les détailler.
Les deux mois de 2024 ne sont pas une nouveauté. Ils figuraient déjà dans les revendications de la dernière grève illimitée, déclenchée par l’intersyndicale le 17 novembre 2025. Le 23 décembre 2025, lors d’une rencontre avec la ministre de l’Enseignement supérieur, Delphine Edith Emmanuel, trois des cinq mois d’arriérés alors revendiqués étaient soldés. Les autres revendications étaient restées pendantes, et les cinq mois de l’année 2026 sont venus s’ajouter depuis mai.
Le préavis expire le jeudi 8 octobre. La déclaration ne précise pas la forme que prendra le mouvement à son terme. La précédente grève, celle de novembre 2025, n’était toujours pas levée le 5 janvier 2026, après plus de sept semaines.
Œil d’Afrique