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    RDC : blanchi par la justice suisse, Véron Mosengo-Omba lorgne la tête de la FECOFA

    Véron Mosengo-Omba
    Véron Mosengo-Omba

    Il avait traversé la tempête. Il en sort debout. Après plusieurs mois d’accusations et de pressions qui avaient ébranlé sa réputation au sein du football africain, Véron Mosengo-Omba vient d’obtenir ce que ses détracteurs redoutaient : une décision formelle de la justice suisse concluant à l’absence de tout fait répréhensible à son encontre.

    L’enquête, ouverte dans le cadre de sa gestion en tant que secrétaire général de la Confédération africaine de football, est close. Et avec elle, une période particulièrement éprouvante pour celui que ses proches décrivent comme victime d’une cabale orchestrée de l’intérieur même de l’institution continentale.

    Une victoire juridique, un signal politique

    Dans les couloirs du football africain, les décisions judiciaires ne sont jamais neutres. Celle-ci non plus. Le blanchiment prononcé par la justice helvétique fragilise publiquement les positions de ceux qui avaient alimenté les soupçons, souvent sans preuves établies. Pour ses soutiens, la conclusion est sans ambiguïté : Mosengo-Omba n’a pas seulement été innocenté, il a démontré sa capacité à tenir face aux pressions institutionnelles et politiques qui traversent régulièrement les instances du football africain, et dont la CAF n’est pas exempte.

    Le timing de cette décision n’est pas anodin. Elle intervient alors que le football congolais entre dans une période charnière.

    La FECOFA dans le viseur

    Selon une source proche du dossier, Véron Mosengo-Omba envisage désormais de se porter candidat à la présidence de la Fédération congolaise de football association. Une ambition qui, si elle se confirme, redistribuerait considérablement les cartes du leadership sportif en RDC.

    Le profil qu’il présente est rare dans le paysage institutionnel congolais : une expérience de haut niveau à la CAF, un réseau international solide, et désormais une sortie judiciaire nette qui lui redonne une pleine légitimité à se projeter. La FECOFA, fédération souvent secouée par des turbulences organisationnelles et des guerres de chapelles, pourrait trouver dans ce parcours atypique un argument de rupture.

    Mais la prudence s’impose. Son nom reste associé, dans certains cercles, aux controverses récentes même si aucune d’elles n’a résisté à l’examen judiciaire. Dans un environnement aussi polarisé que le football congolais, l’innocence prononcée ne suffit pas toujours à effacer les cicatrices laissées par les polémiques.

    Un dossier à suivre

    Rien n’est acté. La candidature n’est pas encore officielle, et les prochaines semaines diront si Mosengo-Omba franchit le pas. Mais une chose est certaine : après ce que la justice suisse vient de trancher, il entre dans ce nouveau chapitre avec un argument de poids. Et ses adversaires potentiels le savent.

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