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Élections à São Tomé : la commission électorale cherchait encore l’argent du scrutin à deux jours du vote

Les élections à São Tomé-et-Principe du dimanche 27 septembre, législatives, municipales et régionales le même jour, n’avaient toujours pas leur financement bouclé vendredi, dernier jour de campagne. Le président de la Commission électorale nationale, Jeudiger Nascimento, disait disposer de 40 % de la logistique nécessaire dans l’archipel. Son secrétaire général négociait encore avec le gouvernement.

Le bâtiment de l'Assemblée nationale à São Tomé, dont les 55 sièges sont en jeu aux élections à São Tomé du 27 septembre 2026
VOA · domaine public

Les élections à São Tomé-et-Principe du dimanche 27 septembre, législatives, municipales et régionales le même jour, n’avaient toujours pas leur financement bouclé vendredi, dernier jour de campagne. Le président de la Commission électorale nationale, Jeudiger Nascimento, disait disposer de 40 % de la logistique nécessaire dans l’archipel. Son secrétaire général négociait encore avec le gouvernement.

« Au niveau de la diaspora, les conditions logistiques sont garanties. À São Tomé-et-Principe, nous avons 40 % de garantie de la logistique », a déclaré Jeudiger Nascimento au journal santoméen Téla Nón. L’urgence tenait au calendrier bancaire : il voulait tout régler le jour même, « parce que demain, c’est samedi, et les banques ne fonctionnent pas ».

Le problème n’est pas nouveau. Le 7 août, le président de la commission avait chiffré devant la presse le besoin pour les trois scrutins à 27 millions de dobras, soit environ 1,1 million d’euros au taux fixe de la dobra, selon l’agence STP-Press. Il attendait que le gouvernement mette cette somme à disposition « dans les plus brefs délais ». Le ministre des Finances conditionnait alors le déblocage de nouveaux fonds à la remise du rapport de la présidentielle, rapporte la même agence. Aux partis réunis le même week-end, Jeudiger Nascimento avait résumé la situation à Téla Nón : « En termes financiers, nous avons zéro dobra pour les élections législatives, municipales et régionales. »

La présidentielle du 19 juillet, qui a reconduit Carlos Vila Nova dès le premier tour, avait été financée par le Japon, pour plus de deux millions d’euros selon Téla Nón. Cette aide ne couvrait que ce scrutin, et la commission traînait encore en août des dettes envers ses propres membres, pour la location de ses sièges et pour des véhicules. Depuis l’instauration de la IIe République en 1991, écrit Téla Nón, l’État santoméen ne parvient pas à supporter seul le coût de ses élections : le Japon et des partenaires africains ont payé la présidentielle de 2021 et les législatives de 2022.

Les listes de ces élections à São Tomé-et-Principe comptent 146 700 inscrits, contre 142 764 à la présidentielle de juillet, selon la commission. La mise à jour automatique des listes en juillet et en août a ajouté 4 800 nouveaux électeurs. Jeudiger Nascimento assure que les 859 électeurs qui n’avaient pas trouvé leur nom sur les listes en juillet ont vu leur réclamation réglée, et il prévoit une baisse de l’abstention. La commission a lancé une application, SIVIKA, qui simule le passage au bureau de vote, et une ligne verte gratuite.

Six partis et une coalition se disputent les 55 sièges de l’Assemblée nationale. Dans l’Assemblée sortante, l’ADI du Premier ministre Américo Ramos en détient 30, le MLSTP d’Américo Barros 18, la coalition MCI-PS/PUN de Domingos Monteiro 5 et le Basta de Levy Nazaré 2, selon l’agence Lusa reprise par la DW. Le PCD de João Bonfim, le MDFM de Moisés Viegas et Nossa Terra, créé pour ce scrutin, n’y ont aucun siège. Américo Ramos a demandé aux électeurs « un vote de confiance » de plus, en promettant de régler en deux ans « la majorité des problèmes », l’eau et les routes en tête.

Le même dimanche, plus de 6 000 électeurs de l’île de Principe élisent leur Assemblée régionale. L’UMPP de Filipe Nascimento, président du gouvernement régional, gouverne l’île depuis une vingtaine d’années et affronte trois formations. La principale, le MVDP de Nestor Umbelina, a fait de l’eau potable le cœur de sa campagne : « Plus de 80 % de la population n’a pas d’eau potable », affirme-t-il dans Téla Nón. Filipe Nascimento répond que seules quelques localités en sont privées, et promet d’y amener l’eau pendant le prochain mandat.

Nestor Umbelina accuse aussi l’île d’avoir cessé de produire sa nourriture : « Nous importons des bananes, de la matabala, jusqu’aux balais qui viennent de São Tomé. » Le président sortant cite en réponse la hausse des exportations de cacao et de poivre.

Le vote de dimanche ne referme pas la question du financement. Une fois les bulletins comptés, la commission devra solder les comptes de septembre et ceux de juillet, encore ouverts en août.

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