Connect with us

Bonjour, que recherchez-vous ?

Oeil d'Afrique
Oeil d'AfriqueOeil d'Afrique

À la Une

Maroc : Fatima Zahra El Mansouri, première cheffe du gouvernement

Le roi Mohammed VI a nommé le 29 septembre Fatima Zahra El Mansouri cheffe du gouvernement du Maroc, la première femme à ce poste. Coordinatrice du Parti authenticité et modernité (PAM), arrivé en tête des législatives avec 97 sièges sur 395, elle a ouvert le lendemain à Rabat les consultations pour réunir une majorité de 198 députés, en recevant d’abord le RNI et l’Istiqlal.

Le Parlement marocain à Rabat, où la cheffe du gouvernement du Maroc devra obtenir la confiance de la Chambre des représentants
Serrarmohamesomar · CC BY-SA 4.0

Le roi Mohammed VI a nommé le 29 septembre Fatima Zahra El Mansouri cheffe du gouvernement du Maroc, la première femme à ce poste. Coordinatrice du Parti authenticité et modernité (PAM), arrivé en tête des législatives avec 97 sièges sur 395, elle a ouvert le lendemain à Rabat les consultations pour réunir une majorité de 198 députés, en recevant d’abord le RNI et l’Istiqlal.

Le roi l’a reçue mardi au Palais royal de Rabat et l’a nommée « en vertu de l’article 47 de la Constitution », avec la charge de former le nouveau gouvernement, selon le communiqué du ministère de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie cité par Médias24. Le souverain a suivi l’usage observé depuis 2011 : le chef du gouvernement vient du parti arrivé premier. « Pour la première fois dans les annales du Royaume, une femme dirigera le gouvernement », écrit Médias24.

Fatima Zahra El Mansouri a 50 ans. Née à Marrakech le 3 janvier 1976, avocate spécialisée en droit foncier et immobilier, inscrite au barreau de sa ville depuis 2005, elle a participé à la fondation du PAM en 2008. Elle a été maire de Marrakech de 2009 à 2015, puis de nouveau depuis 2021, députée de 2011 à 2021 et présidente du Conseil national du parti de 2015 à 2024. Depuis 2024, elle coordonne sa direction collégiale. Ministre sortante de l’Aménagement du territoire national, elle succède au chef du gouvernement qu’elle servait, Aziz Akhannouch.

Sa nomination ne lui donne pas de majorité. Avec 97 sièges, le PAM est à 101 députés du seuil de 198 qui permet de gouverner : le gouvernement devra présenter son programme au Parlement et obtenir la confiance de la Chambre des représentants à la majorité absolue de ses membres, rappelle l’agence Anadolu. Derrière le PAM, le Rassemblement national des indépendants (RNI) compte 66 sièges, l’Istiqlal 65, le Parti de la justice et du développement (PJD) 54, le Mouvement populaire 29, l’Union socialiste des forces populaires 26 et le Parti du progrès et du socialisme 19.

Le calcul est vite fait. Les trois partis de la majorité sortante, PAM, RNI et Istiqlal, totalisent 228 sièges. Avec un seul des deux grands partenaires, le PAM reste sous la barre, même en ajoutant le Mouvement populaire : il lui faut alors deux formations de plus parmi le MP, l’USFP et le PPS. Le PJD a déjà choisi l’opposition. La nouvelle cheffe du gouvernement a donc besoin, au minimum, de l’un des deux partis qui dirigeaient le gouvernement sortant avec elle.

Elle a commencé par eux. Mercredi, au siège du PAM à Rabat, elle a reçu une délégation du RNI conduite par son président, Mohamed Chaouki, puis celle de l’Istiqlal, menée par son secrétaire général, Nizar Baraka, selon Médias24. Mohamed Chaouki a décrit une discussion « responsable, empreinte de clarté et de franchise », sans dire si le RNI entrerait au gouvernement. Nizar Baraka a annoncé que la question serait tranchée par le Conseil national de l’Istiqlal. Les deux partis doivent consulter leurs instances avant de répondre.

Suivront le Mouvement populaire, l’USFP et le PPS. Le PJD sera aussi invité, a expliqué à Médias24 Mehdi Bensaïd, membre de la direction collégiale du PAM, et Fatima Zahra El Mansouri a proposé une rencontre à son secrétaire général, Abdelilah Benkirane. Les échanges ne porteront pas seulement sur la majorité, selon lui, mais sur des sujets nationaux qui concernent tous les partis représentés au Parlement. Quant aux alliances préférées du PAM, il n’en dit rien : « Il est vrai que nous avons tous des préférences, mais dans ce cas de figure, il s’agit de politique où les considérations personnelles n’entrent pas en jeu. »

La procédure interne est longue. À la fin de cette première tournée, la cheffe du gouvernement présentera les positions et les demandes des partis au bureau politique du PAM, et le dernier mot sur la coalition reviendra au Conseil national du parti, a précisé Mehdi Bensaïd. Chaque partenaire devra faire valider sa participation par ses propres instances.

Le calendrier, lui, est court. Le projet de loi de finances 2027 doit être déposé à la Chambre des représentants au plus tard le 20 octobre. En 2021, près d’un mois s’était écoulé entre la nomination d’Aziz Akhannouch et celle de son équipe, rappelle Médias24. Fatima Zahra El Mansouri a promis à sa sortie de l’audience royale de soumettre une proposition de gouvernement au roi « dans les plus brefs délais ». Une fois la confiance obtenue, le premier grand texte de sa majorité sera ce budget 2027, celui qui dira ce que deviennent, en dirhams, les promesses de pouvoir d’achat de la campagne.

Œil d’Afrique

Lire aussi

À la Une

Le chinois Gotion High-Tech et PowerCo, la filiale batteries de Volkswagen, prévoient d'investir environ 480 millions d'euros, soit près de 5,3 milliards de dirhams,...

À la Une

Le Parti authenticité et modernité (PAM) arrive en tête des élections législatives du 23 septembre au Maroc, avec 97 sièges sur 395, selon les...

Politique

Les Marocains votent le 23 septembre pour renouveler la Chambre des représentants, avec des listes électorales plus courtes qu'en 2021 : 15,8 millions d'inscrits,...

À la Une

Ce lundi 21 septembre est le premier jour de classe et de bureau à l'heure GMT au Maroc. Dans tous les établissements scolaires, les...