La Côte d’Ivoire s’est imposée dans les toutes dernières minutes de jeu contre l’Équateur, grâce à un but d’Amad Diallo (1-0), dans le groupe F de la Coupe du monde à Philadelphie. Les Éléphants ont fait un pas vers une qualification historique pour les 16es de finale.
Il aurait été injuste que ce sympathique Côte d’Ivoire-Équateur soit associé au premier 0-0 de la Coupe du monde, alors Amad Diallo s’est dévoué pour réparer l’affront. Le joueur de Manchester United, entré en seconde période, a offert, d’un plat du pied parfait sur une remontée de balle énergique de Wilfried Singo, une victoire tardive aux Éléphants (90e, 1-0) pour leur grand retour en Coupe du monde. Magie d’une formule où huit des douze troisièmes de poules verront les 16es de finale, ce succès leur confère de grandes chances de voir la phase à élimination directe pour la première fois de leur histoire.
L’issue n’a pas été volée pour les Ivoiriens, montés en puissance au fil de la partie. Portés par leur pépite Yan Diomandé (voir plus bas), ils ont laissé passer un petit orage dans le premier acte et disposé d’un gros temps fort en début de seconde période, matérialisé par plusieurs occasions chaudes pour l’ailier de Leipzig (50e, 56e), pour Elye Wahi, dont la reprise a heurté la barre (52e), ou pour Seko Fofana, proche de marquer sur un tir contré (60e). Mais les joueurs d’Emerse Faé n’avaient pas su tirer parti de cette domination et filaient vers un nul plutôt logique. Jusqu’à cet éclair de Diallo.
Ce nul aurait même pu, d’une certaine manière, contenter les Ivoiriens, dominés dans un premier acte à l’avantage de l’Équateur. La Tri avait en effet frappé en premier, portée par le méconnu John Yeboah (25 ans), joueur né en Allemagne champion de Serie B avec Venise après avoir roulé sa bosse aux Pays-Bas et en Pologne.
Le joueur : Yan Diomandé a confirmé les attentes
La pépite de Leipzig (19 ans, 13 buts cette saison) n’a pas volé son statut, et a tout tenté pour accompagner ses grands débuts en Coupe du monde d’un premier but. Une demi-volée dangereuse (50e), une frappe du droit juste au-dessus après un rush au milieu de trois joueurs (56e), une quasi-passe décisive pour Wahi (52e) et, surtout, une menace constante. Son coup de reins a fait vaciller plusieurs fois Piero Hincapié, et le joueur d’Arsenal risque de ne pas être le seul du Mondial à souffrir le martyre devant le feu follet ivoirien.



































